Le directeur général de Saint-Lambert aurait été victime de harcèlement

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Par Geneviève Michaud
Le directeur général de Saint-Lambert aurait été victime de harcèlement
Le directeur général de la Ville de Saint-Lambert Georges Pichet (Photo : Capture d'écran)

Le directeur général de la Ville de Saint-Lambert Georges Pichet aurait été victime de harcèlement de la part d’élus municipaux, dont un qui l’aurait traité de «crapule».

Bien que les deux points à l’ordre du jour de la séance du conseil municipal du 19 octobre concernant l’évaluation du directeur général aient été retirés, le maire Pierre Brodeur a tenu à adresser un message aux citoyens lors de son mot d’ouverture.

«Notre directeur général a été victime de harcèlement, et cela continue», a déploré le maire, après avoir assuré les citoyens qu’il avait évalué le travail de M. Pichet pour l’année 2019, «dans le respect des procédures».

Selon M. Brodeur, le directeur général a entre autres été traité de «crapule» par un conseiller municipal, tandis qu’un autre a dû lui écrire une lettre d’excuses pour avoir tenu des propos portant atteinte à sa réputation.

«Comment un directeur général peut-il exercer ses fonctions dans un climat pareil? a demandé le maire. C’est inhumain ce qu’il a subi.»

M. Brodeur a tenu à féliciter Georges Pichet pour avoir réussi néanmoins à atteindre les objectifs qui lui avaient été fixés. «Je veux souligner votre courage et votre résilience face aux attaques dont vous êtes victime.»

«Comme Ville, nous sommes tenus d’offrir à notre personnel un lieu de travail sain et exempt de harcèlement, a ajouté le maire. Malheureusement, nous avons manqué à notre devoir.»

Échanges houleux

À l’image des précédentes assemblées du conseil municipal, la séance du 19 octobre a été la scène de quelques échanges houleux entre le maire et les conseillers Bernard Rodrigue et Loïc Blancquaert.

«Penser que l’harmonie règne au conseil est illusoire.»

– Le maire Pierre Brodeur

«Vous avez compris comme moi ce soir qu’il est trop tard pour que le maire se rebâtisse une histoire, a entre autres déclaré M. Rodrigue, lors du tour de table des élus, en fin de séance. Les citoyens n’ont plus confiance en lui, les élus n’ont plus confiance en lui.»

«Si vous regardez l’assemblée du mois dernier, il y avait deux coupables de ce qu’on a subi, nous, autour de la table», a-t-il ajouté.

Lors de son mot de la fin, le maire a quant à lui affirmé qu’il ne reconnaissait plus sa ville.

«Il y a des propos, des textos, des lettres anonymes qui circulent à Saint-Lambert. Ce n’est plus mon Saint-Lambert. Il y a des gens, des petits groupes qui sont encouragés et qui nuisent à l’image de Saint-Lambert. Je demande aux gens d’être responsables et respectueux.»

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Serge Gracovetsky
Serge Gracovetsky
6 mois

Le maire Brodeur nous déclare « Ce n’est plus mon Saint-Lambert ». Monsieur Brodeur, je suis d’accord avec vous. Je vis dans cette ville depuis 1974 et mon Saint-Lambert n’avait jamais connu de maire qui puisse mentir à son conseil et à ses citoyens sans que personne au ministère des affaires municipale n’intervienne. Je n’ai jamais connu de maire osant faire espionner ses conseillers et faire payer la facture par les citoyens en catimini par l’entremise de son directeur général (DG). Je n’ai jamais vécu les manœuvres du Parc du Limousin ou le maire et le DG ont tenté de contourner le vote de centaines de citoyens au registre. Je n’ai jamais connu de maire, qui, pendant des années, a refusé de révéler ses dépenses personnelles payées par la ville malgré l’obligation de rendre des comptes, renforcée par une résolution du conseil adoptée à l’unanimité.
Le maire Brodeur « demande aux gens d’être responsables et respectueux ». Le DG a-t-il respecté les employés du Centre des Loisirs quand il a remercié son directeur ? Il en a résulté une désorganisation massive qui a nécessité d’engager trois directeurs successifs sans compter les dizaines de personnes qui se sont subséquemment déclarées en arrêt de maladie. Le coût total de cette opération, jamais rapporté au conseil, doit se jouer autour de 300K$ payés par les citoyens. La liste des dérapages est longue mais vous avez compris. Par leurs gestes, le maire et le DG sont responsables du mépris que de nombreux employés et administrés leur font ressentir.
Comment le DG peut-il, à la fois, participer à de telles irrégularités et se déclarer harcelé, dès que des citoyens osent le questionner ou lui font remarquer ses égarements et autres fautes de gestion ? Doit-on penser que ces accusations de harcèlement ne sont qu’un paravent pour distraire les citoyens afin d’éviter que le conseil ne fasse évaluer sa performance par une firme externe ?
Le respect se mérite. Le respect n’est pas une obligation qui doit être fournie automatiquement à ceux qui ne respectent pas les autres, quelle que soient leur positions hiérarchiques.
Comment se fait-il qu’aucun conseiller n’ait cru bon de se précipiter pour défendre le maire lorsqu’il a fait cette affirmation ? Poser la question c’est un peu y répondre.
Je propose une solution : Que le maire agisse de manière transparente et qu’il cesse de menacer ou d’intimider ceux qui ne sont pas en accord avec lui, surtout quand l’intervenant est une femme. Qu’il défende ses idées ouvertement en séance publique, chose qu’il n’a jamais faite car il s’est avéré incapable de débattre quoique ce soit. Qu’il cesse d’exclure les conseillers qui posent des questions embarrassantes. Qu’il ouvre les portes des comités « à huis clos » à la presse ainsi qu’aux citoyens qui payent son salaire. Qu’il cesse de couper la parole aux citoyens qui viennent lui présenter leurs questions. Qu’il réponde immédiatement aux questions posées sans chercher un échappatoire. Et surtout, qu’il cesser de protéger inconditionnellement le DG qui est impliqué dans des dépassements de coûts énormes qui ont coûté des millions de dollars à notre ville.
L’harmonie promise par le maire durant sa campagne électorale est à ce prix. Car toutes ces batailles ont commencé peu après son élection en 2017.
Nous voulons une ville harmonieuse, oui, mais surtout bien gérée, avec une administration qualifiée et transparente. Mais ce rêve ne se réalisera pas sans un chef d’orchestre responsable et rassembleur. Monsieur le maire, bien que j’aie voté pour vous, je dois conclure, respectueusement, mais avec regret, que vous ne répondez pas à ce critère.