Le projet Ville Jacques-Cartier, haute en couleurs suscite un vif engouement

Le projet Ville Jacques-Cartier, haute en couleurs suscite un vif engouement

De nombreux citoyens ont voulu en connaître plus sur l’histoire de Ville Jacques-Cartier

HISTOIRE. La population a répondu avec force à l’invitation de la Société historique et culturelle du Marigot de découvrir Ville Jacques-Cartier, haute en couleurs. Au moins 230 citoyens ont assisté à la présentation du projet et à la projection du film Coteau rouge d’André Forcier, le 19 août.

Dès 17h, une longue file d’attente s’est agglutinée devant l’église Notre-Dame-de-Grâce, sur le boul. Sainte-Foy, pour prendre part à cette soirée en l’honneur de l’histoire de Ville Jacques-Cartier.

Le Marigot y a notamment présenté certains éléments du projet à venir, qui fera la lumière sur l’histoire de cette ville ouvrière. Entre autres, une carte animée Historypin s’enrichira au fil du temps de photos d’archives et informations historiques. D’autres activités et animations, entre autres sur les ciné-clubs et la littérature, prendront éventuellement place.

Un appel aux témoignages et partage de photos d’archives a par ailleurs été lancé, la Société historique et culturelle espérant récolter le plus d’informations possibles sur ce qu’était la vie à Ville Jacques-Cartier.

Les visiteurs ont également pu admirer l’exposition de photos d’archives.

Critique de la gentrification

C’est sous la thématique du film Coteau rouge du cinéaste de Longueuil André Forcier que s’est déroulé l’événement, avec entre autres un terrain de pétanque de «l’Amical des joueurs de pétanque de Coteau rouge», sur le terrain de l’Ékonogaz. Certains se sont laissés tenter par les hot-dogs Michigan – le plat préféré du personnage d’Hélène, interprété par Céline Bonnier dans le film – chez Vincent sous-marins. La soirée s’est terminée par la projection du film à la belle étoile, en présence du réalisateur.

La critique contre la gentrification de Coteau rouge est entre autres inspirée de certains faits dont a été témoin André Forcier. À l’instar du personnage du promoteur Éric Miljour, qui détruit les charmantes maisons de ce quartier longueuillois pour y implanter des «condos sans âme», des promoteurs ont fait des propositions agressives à des gens du secteur pour acheter leurs terrains afin d’y emménager des copropriétés. L’une des maisons aperçues dans le film est celle d’un voisin, maison qui a depuis été démolie par des promoteurs.

Le réalisateur a profité de cette petite tribune pour livrer un plaidoyer aux décideurs politiques pour la protection de ce patrimoine culturel des quartiers ouvriers.

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