Opinion

Le secret des Blackhawks de Chicago est inacceptable

mercredi le 03 novembre 2021
Modifié à 0 h 00 min le 02 novembre 2021
Par Claude Poirier

(Photo : Le Courrier du Sud - Archives)

Il y a une semaine, la Ligue nationale de hockey a enfin pris ses responsabilités en déposant un rapport à propos d’un dossier datant de plus de 10 ans.  

Celui-ci a permis d’apprendre qu’à l’époque où les Blackhawks de Chicago s’apprêtaient à participer à la finale de la Coupe Stanley en 2010, le joueur Kyle Beach, alors réserviste pour son équipe, avait été victime d’agression sexuelle par l’entraîneur responsable de la vidéo.

Un constat ressort de l’enquête désormais publique: on a voulu camoufler l’affaire parce qu’on jugeait que la finale de la Coupe Stanley était plus importante qu’une victime marquée pour le reste de ses jours. C’est épouvantable!

Une amende de 2 M$ a été imposée aux Blackhawks. Des têtes sont tombées, dont celle du directeur général Stan Bowman d’abord. Mais il restait des acteurs qui n’avaient pas encore été sanctionnés dans cette affaire, notamment l’entraîneur-chef à l’époque, Joël Quenneville, qui a finalement démissionné de son poste actuel avec les Panthers de la Floride jeudi dernier.

Ce qui s’est passé en 2010 ne pourrait plus se passer en 2021, car rien ne reste caché. Combien d’autres cas semblables ont eu lieu dans le sport professionnel, et dans d’autres milieux? C’est une question qu’on doit se poser.

J’espère que cette histoire aura un impact, que le message sera compris partout, que ce soit en Amérique du Nord ou même en Europe, où le sport est populaire.

On ne peut pas accepter qu’une personne en situation d’autorité se serve de son poste pour en agresser une autre, peu importe l’âge ou le sexe. La victime est plus importante que tout.

La Ligne nationale de hockey a déjà fait un grand pas en ce sens la semaine dernière.

Nomination à la Sûreté du Québec

Sur une autre note, j’ai appris de source sûre que la personne pressentie par le gouvernement pour succéder à Martin Prud’homme à la tête de la Sûreté du Québec est l’actuel commissaire de l’Unité permanente anticorruption, Frédérick Gaudreau. Selon les informations que j’ai obtenues, la venue de M. Gaudreau serait très bien vue par les membres de la SQ. On m’a dit qu’il s’agit d’un policier intègre qui a fait carrière à la Sûreté du Québec.

Pour que sa candidature soit entérinée, il faut que les deux-tiers des députés de l’Assemblée nationale votent en sa faveur. Il semble que ce sera le cas pour cette nomination. 

(Propos recueillis par Gravité Média)

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