Les étudiants tolérants face à la diversité religieuse

Les étudiants tolérants face à la diversité religieuse

Le directeur du CEFIR et professeur de sociologie au cégep Édouard-Montpetit Martin Geoffroy.

Crédit photo : Archives – Le Courrier du Sud

Rapport du CEFIR du cégep Édouard-Montpetit

SONDAGE. Les étudiants du cégep Édouard-Montpetit ont en général une attitude tolérante face à la diversité religieuse. En contrepartie, leur niveau général de connaissances sur les grandes religions et sur la radicalisation demeure faible, particulièrement chez les étudiants immigrants.

C’est ce que révèle un sondage portant sur les connaissances et les perceptions de 991 étudiants des cégeps Édouard-Montpetit (CEM), de Saint-Hyacinthe et de Saint-Jean-sur-Richelieu quant à la religion, à la radicalisation et aux enjeux sociaux qui entourent ces questions, mené par le Centre d’expertise et de formation sur les intégrismes religieux, les idéologies politiques et la radicalisation (CEFIR).

Le sondage révèle également que les jeunes hommes sont moins tolérants que les jeunes femmes face à certaines pratiques et réalités, comme les différences culturelles, le port de signes religieux et la pratique religieuse affirmée.

«Bien qu’il existe à l’heure actuelle plusieurs recherches sur le phénomène de la radicalisation au Québec, ce sondage est le seul à aborder la question du religieux, affirme le directeur du CEFIR et professeur de sociologie au CEM Martin Geoffroy. Ces résultats de recherche abondent dans le même sens que la littérature scientifique: l’enrichissement des connaissances générales sur les religions diminue les chances d’avoir une attitude négative envers l’immigration et les fidèles de ces religions, de même que les risques associés à la radicalisation.»

Éduquer pour prévenir la radicalisation

Selon Martin Geoffroy, l’ignorance du fait religieux est liée aux préjugés.

«Le problème de l’intégration des immigrants, qui sont de façon générale plus religieux que les étudiants originaires du Québec, représente un défi important pour les cégeps, soutient-il C’est une piste de recherche que le CEFIR a l’intention d’explorer dans la prochaine année afin de mieux prévenir en amont la radicalisation.»

Les conclusions de l’étude permettront au CEFIR de dégager un portrait des étudiants et de soulever divers points pour orienter ses interventions. Le Centre de recherche travaillera à combler les lacunes liées aux connaissances des jeunes en mettant sur pied un programme éducatif à l’intention des intervenants, des écoles secondaires, des cégeps et des spécialistes en éducation de la Montérégie et ailleurs au Québec.

À propos du CEFIR

Le Centre d’expertise et de formation sur les intégrismes religieux, les idéologies politiques et la radicalisation (CEFIR) est né d’un partenariat entre le cégep Édouard-Montpetit, les cégeps de Saint-Hyacinthe et de Saint-Jean-sur-Richelieu et le Collège militaire royal de Saint-Jean.

Hébergé et dirigé par le cégep Édouard-Montpetit, ce Centre vise à prévenir la radicalisation en amont chez les jeunes grâce à une approche scientifique novatrice et collaborative entre chercheurs et intervenants du milieu.

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