Les professionnels de la santé frappés par la pénurie de main-d’œuvre et la surcharge de travail

Par Mario Pitre
Les professionnels de la santé frappés par la pénurie de main-d’œuvre et la surcharge de travail
(Photo : Gracieuseté)

Les professionnels de la santé réclament du gouvernement québécois qu’il apporte des solutions durables aux problèmes de pénurie de main-d’œuvre et de surcharge de travail qu’ils subissent depuis des années, et particulièrement ces derniers mois.

C’est ce que rappellent leurs dirigeants syndicaux en marge de la tournée estivale de l’Alliance du personnel et technique de la santé (APTS) qui s’arrête dans divers établissements de la Montérégie cette semaine, dont les hôpitaux Charles-LeMoyne et Pierre-Boucher.

L’APTS compte quelque 10 000 membres en Montérégie, notamment des orthophonistes, nutritionnistes, techniciens en laboratoires, en radiologie, et autres. Ceux-ci sont en poste dans les établissements de santé, hôpitaux, CHSLD, de même que centres jeunesse.

« Il est urgent de pallier les lacunes en matière de recrutement et de rétention de la main-d’œuvre pour assurer le maintien de services de proximité à la population. Le gouvernement se doit d’apporter des solutions durables aux problèmes qui menacent notre réseau public de santé et de services sociaux et de reconnaître enfin le travail de nos membres à sa juste valeur. La première étape pour y arriver, c’est d’améliorer les conditions de travail et d’exercice du personnel professionnel et technique. C’est non seulement une nécessité, c’est vital! », soutient Marc-Olivier Pagé, trésorier de l’APTS.

Selon Francis Collin, représentant national de l’Alliance, plusieurs demandes syndicales liées aux salaires (hausse de 12,4% sur trois ans), au régime de retraite, droits parentaux et disparités régionales sont incluses dans les demandes intersectorielles, à l’instar de celles des infirmières. D’autres dites sectorielles, touchent directement les conditions de travail œuvre les membres de l’Alliance.

Patrice St-Onge, président de l’exécutif local pour la Montérégie-Ouest, explique par exemple, qu’au cours des derniers mois, en raison de la covid-19, plusieurs membres travaillant en CHSLD ont été délestés dans des centres d’hébergement privés sans formation adéquate, et avec les risques de transmission du virus.

« Nous demandons aux PDG des CISSS de la Montérégie de convenir avec nous de plans d’action paritaires concrets afin de résoudre ces enjeux dans nos établissements » ajoute Patrice St-Onge.

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