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Les voies réservées de Longueuil devraient s’ouvrir aux voitures électriques et au covoiturage, estime Nathalie Boisclair

jeudi le 30 août 2018
Modifié à 12 h 42 min le 30 août 2018
Par Ali Dostie
Longueuil devrait suivre l’exemple du ministère des Transports du Québec (MTQ) et de municipalités telles que Saint-Lambert en autorisant les voitures électriques et le covoiturage dans les voies réservées de l’ensemble de son territoire. Telle est la proposition de la présidente d’arr. de Saint-Hubert et conseillère indépendante Nathalie Boisclair. Lorsque le MTQ avait ouvert ses voies réservées aux véhicules électriques et au covoiturage en 2014, il avait invité les agglomérations de la province à faire de même. Une invitation à laquelle seule Saint-Lambert a répondu au sein de l’agglomération de Longueuil. Mme Boisclair rapporte qu’un citoyen a reçu une contravention pour avoir circulé avec sa voiture électrique dans une voie réservée du réseau de Longueuil, alors que celle-ci poursuivait celle du MTQ. «Les deux réseaux sont complémentaires et doivent faciliter les déplacements des mêmes utilisateurs», relève la conseillère, qui juge urgent que la Ville agisse. «Elle doit en faire plus et rapidement pour aider à la décongestion du réseau routier et pour favoriser le transport électrique et le covoiturage en prévision des grands travaux à venir au pont tunnel Louis-H.- Lafontaine. J’invite également les autres villes de l’agglomération de Longueuil à faire de même.» À l’instar de l’appui à la Déclaration de l’Hôtel de Ville de Paris sur les changements climatiques et du partenariat conclu avec Équiterre, cette mesure contribuerait à la lutte aux changements climatiques. Mme Boisclair rappelle que le secteur des transports est responsable de 40% des émissions de gaz à effet de serre au Québec. La mairesse Sylvie Parent a jugé les demandes de la conseillère «très intéressantes». Des camions plus verts Nathalie Boisclair veut non seulement favoriser la circulation des voitures électriques sur le réseau routier, elle espère que ce type de véhicules soient davantage intégrés à la flotte de camions des travaux publics de la Ville. Comme elle l’a fait lors de la séance du conseil municipal en juillet, elle a exprimé sa dissidence au moment d’approuver l’achat d’un camion à essence avec plateforme et monte-charge. La Ville pourrait consulter les experts de l’Association des véhicules électriques du Québec, suggère-t-elle, afin d’établir un portrait des options possibles en matière de véhicules moins polluants. Elle est d’avis que davantage de sensibilisation pourrait être faite auprès des fonctionnaires. Dans les documents liés à l’attribution du contrat pour l’achat du camion, il est précisé que cet équipement n’existe pas en modèle électrique ou hybride. «Je comprends qu’il y a des exigences, mais des éléments auraient pu être examinés de façon plus approfondie, croit-elle. On dit qu’un projet de révision de la directive [de développement durable] est en cours. J’espère qu’on en arrivera à des sommaires décisionnels plus étoffés sur la démarche qui a été faite pour en arriver à cette décision.» Mme Boisclair a obtenu l’appui du conseiller de l’opposition Jacques E. Poitras, qui s’est aussi exprimé en ce sens. Si la politique d’achat de la Ville dicte de favoriser les options électriques lorsqu’elles sont disponibles, le conseiller Éric Beaulieu a nuancé en soulignant que cela ne peut s’appliquer «au détriment du service et de la qualité».

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