Ludovic Herrera en rajoute au volleyball de plage

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Par Pierre Loiselle
Ludovic Herrera en rajoute au volleyball de plage
(Photo : Archives - Le Courrier du Sud)

Mesurer 6′ 2 » n’est pas phénoménal pour un joueur de volleyball. Mais quand on n’a que 15 ans, qu’on grandit encore et qu’à des tests de sauts sur le sable de Volleyball Québec, on supplante toute concurrence, il est permis de rêver.

Le Longueuillois Ludovic Herrera a gagné quatre médailles d’or en volleyball régulier lors de la dernière saison hivernale, dont une au championnat provincial scolaire avec le Samouraï du collège Français de Longueuil.

Et voici qu’en volleyball de plage, il a été l’un des six joueurs sélectionnés sur l’équipe Québec espoir Rive-Sud et qu’à sa première compétition régionale à Granby, il a encore savouré l’or chez les 17 ans et moins, avec son partenaire de jeu longueuillois, Marc-Kamal Jabbour.

«Marc-Kamal et moi sommes des amis d’enfance et notre chimie est excellente, commente Ludovic. On sait presque toujours ce que l’autre fera. Nous avons bien des choses à apprendre, mais le potentiel est là.»

Une visite au gym qui change tout

C’est à partir de rien que Ludovic s’est mis en mode volleyball.

«En tout cas, ça ne vient pas de mon père, un Salvadorien uni à une Québécoise, dit-il en riant. Il a pratiqué à peu près tous les sports, sauf le volleyball. C’est tout simplement au Collège Français, pendant mes cours d’éducation physique en 1re secondaire, que tout s’est joué. L’entraîneur de volleyball est venu nous rencontrer et m’a dit que je pourrais essayer, étant donné ma grandeur. Je ne savais même ce qu’était ce sport. J’y suis allé et j’ai été tout de suite accroché, même si j’étais très ordinaire la première année. Je me suis amélioré depuis et je suis toujours près d’un terrain de volleyball intérieur ou extérieur.»

La plage lui sourit

S’il devait choisir entre les deux terrains de volleyball, il miserait pour sûr sur la plage.

«J’en suis seulement à une deuxième année d’expérience et je progresse bien. Les tests de la fédération l’ont prouvé. Avec mon saut de 3m15, on m’a dit que j’avais été le meilleur. Mes sauts hauts sur le sable me donnent un avantage que je n’ai pas en volleyball de salle car 6′ 2 », c’est presque petit par rapport aux attaquants. Aussi, j’adore la chimie et les nombreuses interactions à deux qu’oblige le volleyball de plage. Au volleyball régulier, on interagit un peu avec le passeur, mais on ne peut pas décider grand-chose en équipe pendant l’action.»

Il se dit choyé par la compétence de ceux qui l’encadrent.

«Mon entraîneur au Collège Français est Akara Oshima. Il a joué universitaire au Japon et a déjà entraîné l’équipe de la Tunisie. Nous recevons aussi de l’aide de Sergio Illies, ex-joueur de l’équipe de la Roumanie. Ces gens-là font gagner le Collège Français à répétition. Ce n’est pas pour rien qu’on a à peu près 125 bannières accrochées dans notre gymnase.»

Ses objectifs et ses rêves se précisent. «C’est difficile de dire si c’est réaliste, mais à ma première année collégiale, en 2016-17, j’aimerais jouer au niveau AAA et représenter le Québec aux Jeux du Canada. À long terme, je rêve de jouer au volleyball de plage aux Jeux olympiques», conclut-il.

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4 mois

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