Maladies cardiovasculaires: de nouveaux outils pour les résidents de la Rive-Sud

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Par Vanessa Picotte
Maladies cardiovasculaires: de nouveaux outils pour les résidents de la Rive-Sud
L’animatrice Josée Boudreault et son conjoint ont participé au lancement du programme Ma vie à coeur à Brossard, le 4 février (Photo : Robert Côté - Le Courrier du Sud)

Toutes les cinq minutes, une personne meurt d’une maladie du cœur, d’un AVC ou d’un déficit cognitif d’origine vasculaire. Les centres Sani de Brossard et Boucherville offrent depuis peu l’un des trop rares programmes de réadaptation cardiaque sur la Rive-Sud.

Avec Ma vie à coeur, le centre sportif Sani propose un programme de prévention et de réadaptation cardiaque pour les gens ayant subi une crise cardiaque, une chirurgie cardiaque ou qui souffrent d’une maladie du cœur ou pour ceux ayant des facteurs de risques de maladies cardiovasculaires ou qui désirent changer leurs habitudes de vie.

Un manque sur la Rive-Sud

Le directeur du Sani de Brossard Marcel Sanscartier explique qu’il a pris conscience qu’aucun suivi n’était disponible sur la Rive-Sud après qu’un client ait subi une crise cardiaque.

Marcel Sanscartier

«Le client devait se rendre à Montréal, subir le trafic, traverser le pont et payer le stationnement pour aller faire sa réhabilitation, raconte Marcel Sanscartier. Quand il m’a raconté ça, je me suis demandé «Pourquoi on offre pas ce genre de programme dans nos deux clubs?» Nous avons ensuite visité certains centres qui offraient des programmes de réadaptation cardiaque pour nous aider à comprendre le service, la situation et le besoin.»

Depuis novembre, les centres Sani accompagnent les participants pendant 12 semaines pour leur permettre de s’entraîner de manière efficace et sécuritaire. Ils sont également supervisés par des kinésiologues formés par l’équipe de réadaptation cardiaque du Centre de cardiologie préventive de l’Hôtel-Dieu.

«Le système de santé trace un chemin pour la réhabilitation du patient et le patient est ensuite laissé à lui-même lorsqu’il obtient le congé du cardiologue à la suite des 12 semaines de suivi initial, explique M. Sanscartier. Les gens se retrouvent à ne pas savoir quoi faire et ils sont dépourvus. Ils essaient de s’organiser eux-mêmes dans un gym, mais la plupart du temps, soit ils arrêtent par dépit, se blessent ou n’ont tout simplement pas la motivation pour commencer.»

M. Sanscartier souligne que de nombreuses personnes qui ont subi un problème cardiaque ont souvent par la suite une «grande perte de confiance envers leurs capacités physiques».

Les centres sportifs travaillent également avec une puce pectorale qui permet de voir en temps réel le niveau d’effort et le rythme cardiaque du participant.

«Ça sécurise également le participant», ajoute M. Sanscartier.

Sensibiliser les femmes

Les centres Sani souhaitent également sensibiliser les femmes, alors que selon la Fondation des maladies du cœur, «la majorité des femmes ne savent pas à quel point les maladies du cœur et l’AVC les menacent, alors que ces affections fauchent la vie de 31 000 d’entre elles chaque année au pays».

Le directeur du Sani de Brossard explique qu’il est important que chaque femme connaisse les facteurs de risques et soit en mesure de reconnaître les signes de maladies du cœur. Les signes précurseurs peuvent varier, et ne sont pas tout le temps les mêmes chez les hommes et chez les femmes. La Fondation précise que le signe le plus commun est la douleur ou l’inconfort thoracique.

«Toutefois, ces dernières peuvent subir une crise cardiaque sans ressentir de pression à la poitrine. Leurs symptômes peuvent comprendre un essoufflement; une pression ou une douleur à la mâchoire, dans le haut du dos, dans la partie inférieure du thorax ou dans la partie supérieure de l’abdomen; des étourdissements ou un évanouissement, ou encore une fatigue extrême», peut-on lire sur leur site Web.

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