Moyen de pression dans les services de garde en milieu familial

Moyen de pression dans les services de garde en milieu familial

Ce vendredi, les responsables de service de garde (RSG) en milieu familial de Brossard à Longueuil, qui sont membres de la CSN, limitent la période d’ouverture de leur service à sept heures consécutives, soit une durée que la CSN dit conforme à la rémunération offerte par le gouvernement.

Chacune des RSG est peut commencer sa journée de travail plus tard ou la terminer plus tôt. Un journée de travail des RSG en milieu familial peut normalement se traduire en une dizaine d’heures.

Cette nouvelle étape dans les moyens de pression vise à obtenir une «véritable reconnaissance» du gouvernement. Les discussions visant à fixer les conditions de travail doivent reprendre devant un médiateur.

«Dans les faits, ces femmes travaillent au moins trois heures de plus quotidiennement, sans rémunération ni reconnaissance du ministère de la Famille, s’indigne Mélanie Bouchard, vice-présidente pour la Montérégie de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS – CSN). Personne n’accepterait de faire une cinquantaine d’heures par semaine pour 27 000$ par année, après avoir couvert toutes les dépenses.»

«Être sous-payée à ce point, c’est inacceptable, poursuit Karine Morisseau, représentante du secteur des RSG de la FSSS – CSN. Le gouvernement profite de notre dévouement, car il sait que nous refusons de nuire aux parents avec lesquels nous développons une relation de confiance précieuse. Pas étonnant que des centaines de membres choisissent de fermer définitivement leur service à défaut de pouvoir gagner leur vie. »

«Dans les faits, ces femmes, parce que ce sont essentiellement des femmes, sont obligées d’abandonner leur travail, pour aller vers des emplois plus rémunérateurs, décrie Annette Herbeuval», présidente du Conseil central de la Montérégie – CSN.

Limiter les impacts
«La dernière chose que nous souhaitons, c’est de déplaire aux parents qui connaissent, eux aussi, leur lot de défis en cette période de pandémie. Mais nous savons qu’ils nous appuient dans nos revendications», ajoute Karine Morisseau.

Les parents ont été informés plusieurs jours à l’avance afin de limiter les impacts sur leur routine. «Ils savent que les moyens de pression vont s’accélérer la semaine prochaine si le gouvernement du Québec s’entêtait à ne pas reconnaître l’importance des tâches que nous assumons», a conclu Mme Morisseau. (A.D.)

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