Nancy Morin veut encore jouer au goalball élite

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Par Pierre Loiselle
Nancy Morin veut encore jouer au goalball élite
Nancy Morin

Malgré des Jeux paralympiques difficiles à Rio, où elle est passée de joueuse à temps plein à simple remplaçante et où elle a vu son équipe être éliminée en quart de finale, Nancy Morin veut encore jouer au goalball de haut niveau.

«Je ne pense pas à de prochains Jeux paralympiques car quatre ans, c’est très long, mais à court terme, j’aime encore jouer au goalball et je sais ce que je dois travailler pour rester au haut niveau. Je pourrais entre autres aider le Canada à se classer pour les prochains Mondiaux.»

Le Canada ne l’a pas eu facile aux Jeux de Rio, et la Longueuilloise de 41 ans n’a pas été utilisée de façon régulière, passant une partie du tournoi sur le banc.

«J’étais déçue lorsque j’ai été mise sur la touche, mais je comprenais les décisions entraîneurs. Je restais à 100% derrière l’équipe, autant pour encourager que pour être prête à remplacer à tout moment. Mais ce fut difficile pour moi défensivement. Je suis un ailier droit naturel, mais pour les Jeux, on me faisait jouer à gauche et j’étais moins confortable. Les Turques [meilleure formation du tournoi] nous ont dominées avec d’excellentes lanceuses de ballons rebondissants [défensivement, les joueuses avec les yeux bandés plongent allongées au sol pour bloquer les ballons, favorisant les tirs rebondissants]. Mes arrêts n’étaient pas assez francs. J’étais trop penchée vers l’arrière et la ballon avait tendance à rebondir vers le but.»

Contre la Chine, ce fut pire. «Trois buts chinois ont vite été marqués de mon côté et moi-même, avant d’être retirée, je n’étais pas contente de mon jeu. Je me lançais trop rapidement au sol au lieu d’être patiente et être explosive pour faire l’arrêt. Ça ne m’était jamais arrivé. On m’a ramenée plus tard à l’aile droite et j’ai bien joué, mais le mal était fait pour l’équipe.»

Morin tire trois conclusions claires de la performance de l’équipe canadienne à Rio. «Le Canada est encore dans le coup. Nous avons bien joué après le match contre la Turquie, même lors de notre défaite en quart de finale. Ce n’est pas l’âge qui m’a nuit, mais la technique. Au niveau cardio-vasculaire, j’étais à la hauteur. Ce sont mes tirs rebondissants et ma défensive à l’aile gauche qui ont fait défaut.»

«Deux semaines seulement après les Jeux, j’avais déjà hâte de jouer, poursuit-elle. La passion est toujours là. Donc, sans regarder trop loin, je me mets au travail et je corrigerai plusieurs choses. Je prépare mon après-carrière sur le marché du travail, mais à court terme, le goalball prendra encore beaucoup de place dans ma vie.»

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