Opinion – Le cas Robert Myles

En 2015, lorsque la mairesse de Longueuil était Caroline St-Hilaire, les citoyens se souviendront de la controverse entourant le conseiller de l’arr. de Greenfield Park, Robert Myles, qui avait décidé de traduire de manière systématique l’ensemble de ses allocutions en anglais en séance de conseil de ville. Alors que 96% des citoyens longueuillois comprennent le français, M. Myles a cru bon de rendre accessible ses discours aux quelques anglophones unilingues qui peuplent son arrondissement. Faisant fi du simple bon sens qui veut que ces anglophones unilingues prennent le pli de la majorité, le conseiller a signé et persisté. Le message à saisir est clair : ici, au Québec, les anglophones n’ont pas à apprendre le français.

Aujourd’hui, on peut constater que l’homme traduit toujours l’ensemble de ses propos, n’épargnant pas une seule phrase. Le plus triste dans cette histoire est l’abdication des élus dans cette affaire. Prenons exemple sur son intervention dans la séance du 14 décembre 2020, où aucun conseiller ne s’est s’insurgé de cette situation absurde. Personne n’a demandé à l’homme de cesser cette traduction loufoque dans un Québec français. L’adage a pourtant toujours du vrai : qui ne dit mot consent. L’à-plat-ventrisme devant des militants comme M. Myles est funeste pour l’avenir du fait français, non seulement à Longueuil, mais dans l’ensemble du Québec. La victoire de cet élu est une défaite importante pour la condition québécoise.

Les députés municipaux de Longueuil doivent en finir avec leur permissivité à l’encontre du conseiller de Greenfield Park. Longueuil est une ville française : si la majorité historique francophone ne s’affirme plus, ce seront d’autres qui décideront de s’affirmer à notre place.

Philippe Lorange, étudiant en Science politique et philosophie à l’Université de Montréal

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