Hommage au Dr Jacques Ferron

Hommage au Dr Jacques Ferron

Jacques Ferron

Crédit photo : Archives - Le Courrier du Sud

Je suis Français. Mes parents, mes deux sœurs et moi avons immigré au Québec en décembre 1952. Après deux ou trois déménagements, nous nous sommes retrouvés dans une petite maison de Ville-Jacques-Cartier. C’était en plein cœur de l’hiver 1956-1957 et notre médecin était le Dr Jacques Ferron. Il y avait beaucoup de gens pauvres en ce temps-là.

Cet hiver fût très rigoureux et ma petite sœur de 4 mois contracta une sévère bronchopneumonie. Le Dr Ferron nous fit une prescription d’antibiotique. Hélas, cette prescription n’eut pas l’effet espéré. Ma sœur étant quasi mourante, le Dr Ferron revint à la maison et nous prescrivit un nouvel antibiotique.

Miraculeusement, Marie-Line s’est rétablie très rapidement. De retour chez nous, Jacques Ferron a alors dit à mes parents: «Je ne croyais plus qu’elle allait survivre».

Le Dr Ferron était un vrai médecin de famille entièrement dévoué à ses malades, mais surtout, un être humain rare et précieux. Jamais depuis je n’ai rencontré un homme tel que lui. J’ai aussi bien connu son frère Paul, car ils étaient associés dans le même cabinet.

Depuis, mes parents sont décédés. Mes sœurs vivent au Québec et moi, je suis revenu en France à l’âge de 20 ans. Maintenant âgé de 72 ans, je réside en Bretagne. Mais je n’ai jamais oublié Jacques Ferron et son frère Paul.

Fernand Briens

Saint-Martin des Champs

1
Commenter cet article

avatar
1 Comment threads
0 Thread replies
0 Followers
 
Most reacted comment
Hottest comment thread
1 Comment authors
Alain Lavallée Recent comment authors
Alain Lavallée
Invité
Alain Lavallée

Merci de votre témoignage… les années ’50 à Ville Jacques-Cartier, l’hiver, la pauvreté, les médecins de famille… et Jacques Ferron, médecin et aussi écrivain, sa grande humanité. Heureusement la ville de Longueuil a nommé une de ses bibliothèques pour lui rendre hommage. À défaut de pouvoir recevoir ses soins… on peut encore le lire. Il a publié plusieurs contes, romans et pièces de théâtre. Il a d’ailleurs dit à propos de ses vocations , à la fois de médecin et d’écrivain : “Je serai mon propre mécène”. Il se dépensait sans compter. En conséquence, il est mort plutôt jeune, à… Read more »