Pas de rassemblements permis pour Noël

Par Mario Pitre
Pas de rassemblements permis pour Noël
Le premier ministre François Legault (Photo : Capture d'écran)

Le verdict est finalement tombé. Le gouvernement n’autorisera aucun rassemblement pour la fête de Noël en zone rouge, autres que ceux en présence des personnes demeurant à la même adresse.

«Je fais confiance au sens des responsabilités de la grande majorité des Québécois, a déclaré le premier ministre François Legault jeudi en conférence de presse. Je ne pense pas qu’il y a des gens qui veulent être responsables d’avoir infecté leurs parents ou grands-parents.»

En réponse aux questions des journalistes, le premier ministre a fait savoir que des amendes pourront être données aux récalcitrants, «même si on ne peut avoir un policier dans chaque maison».

Déjà, dit-il, plusieurs personnes avaient déjà décidé de ne pas tenir de rassemblement afin justement, de protéger leurs proches d’une possible contamination.

«On est obligé de se rendre à l’évidence que ce n’est pas réaliste de penser qu’on va réussir à diminuer la propagation du virus d’ici Noël», constate le PM, en précisant qu’il s’agit d’une décision gouvernementale, mais avec laquelle la Santé publique est en accord.

Hausse des cas

à la base de cette interdiction de rassemblements pour Noël, M. Legault a fait état de la hausse importante du nombre de cas enregistrée depuis octobre et qui ne semble pas diminuer encore à ce jour.

Le Québec est passé d’environ 1000 cas par jour en octobre, puis à 1300 cas en novembre, et plus ou moins 1500 cas ces derniers jours. Quant au nombre d’hospitalisations, on est passé de 285 au 1er octobre à 499 en novembre, puis 737 aujourd’hui.

Le premier ministre a rappelé la situation fragile que vivent de nombreux hôpitaux. «Le plus grand défi se situe au niveau du personnel infirmier. Plusieurs sont fatiguées. On parle de 6600 infirmières qui sont en congé de maladie ou en retrait préventif.»

François Legault a néanmoins rappelé qu’il était toujours possible d’aller visiter des personnes seules en autant que le visiteur soit seul et qu’il respecte les mesures de sécurité.

Questionné sur le «contrat moral» auquel il avait convié les Québécois, le PM a indiqué qu’un «break» pouvait être possible avec les chiffres qu’on avait à ce moment-là. « Les informations évoluent au fil des jours et on s’ajuste en tentant de prendre les meilleures décisions possible.»

Bref, le premier ministre a parlé d’un «Noël tranquille», limité aux seuls contacts par téléphone, aux contacts virtuels par Zoom ou par Teams. Il a comparé le combat actuel à un marathon où les derniers kilomètres sont les plus difficiles.

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