Passerelle de Normandie: une conductrice poursuit l’entreprise de déneigement

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Par Olivier Robichaud
Passerelle de Normandie: une conductrice poursuit l’entreprise de déneigement
(Photo : Archives - Le Courrier du Sud)

JUSTICE. Une conductrice qui se trouvait directement sous la passerelle de Normandie lorsque celle-ci s’est effondrée sur la route 132 poursuit l’entreprise de déneigement blâmée pour l’effondrement.

Le 10 février 2015, Danielle Riopelle, une résidente de Saint-Jérôme, suivait le camion de déneigement de l’entreprise Arguy lorsque ce dernier a heurté la passerelle de Normandie, sa benne étant restée levée.

«La benne s’est détachée et j’ai dû freiner pour l’éviter. C’est là que la passerelle est tombée sur ma voiture, affirme-t-elle en entrevue au Courrier du Sud. Je suis restée là un bon moment. Je ne ressentais plus rien, j’étais en état de choc.»

Un conducteur qui circulait en sens inverse a traversé l’autoroute pour voir comment se portait Mme Riopelle. Heureusement, elle n’avait pas subi de blessures. Mais son véhicule, lui, était une perte totale.

L’assureur ne paie pas

L’assureur de Danielle Riopelle, Intact Assurances, a cependant refusé de payer pour les dommages au véhicule.

«Il aurait fallu que je fonce dans le camion pour qu’ils me paient, déplore-t-elle. Ils ont comparé ça à une catastrophe naturelle, parce que ce n’est pas tous les jours qu’une passerelle tombe sur quelqu’un.»

Mme Riopelle a voulu se faire dédommager par l’assureur d’Arguy, l’entreprise de déneigement pour laquelle travaillait le camionneur, mais il s’est avéré qu’elle aussi était assurée par Intact.

Elle s’est alors tournée vers les tribunaux, réclamant 32 271$ à Arguy pour les dommages à son véhicule, le remorquage, les inconvénients et les séquelles psychologiques qu’elle a subis.

Mme Riopelle affirme avoir fait une dépression après l’accident. Elle aurait également perdu une grande part de son indépendance, puisqu’elle est asthmatique et ne peut se déplacer très loin sans son véhicule.

Arguy déjà poursuivie

Comme nous le rapportions le 11 mai, la Ville de Longueuil a elle aussi entamé des procédures judiciaires contre Arguy et une autre entreprise pour laquelle Arguy agissait comme sous-traitant, Environnement routier NRJ. La municipalité compte se faire rembourser la valeur de la passerelle, soit environ 2,3 M$, ainsi que le coût des services d’urgence, pour un total de presque 2,5 M$.

Le président d’Arguy, Guy Archambault, n’a pas retourné les appels du journal.

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