Pauline Marois rencontre les futurs électeurs

Par Rédaction
Pauline Marois rencontre les futurs électeurs
(Photo : Jean Laramée - Le Courrier du Sud)

Texte de Nicholas Pereira, stagiaire

L’ex-première ministre du Québec Pauline Marois s’est adressée à 800 élèves de 5e secondaire de la Commission scolaire Marie-Victorin le 12 novembre, dans le cadre d’une conférence non partisane tenue au Théâtre de la Ville.

Sous le thème Citoyennes et citoyens de demain, la femme politique a raconté son parcours et tenté de démontrer aux jeunes leur importance dans le système démocratique québécois.

«Je crois qu’il est important d’avoir en tête la mémoire du monde tel qu’il était vraiment, a-t-elle mentionné. C’est parce que vos parents et grands-parents ont décidé de se battre pour changer les choses que vous avez accès à un monde qui, sans être parfait, est bien meilleur de celui de vos ancêtres.»

Mme Marois souhaite également que les jeunes oublient les discours de fatalité qui sont souvent répétés par les personnes de leur entourage.

«Par expérience, je sais que c’est difficile, mais si on s’engage et on décide de vivre nos rêves, d’avoir des projets et de se battre pour changer le monde, tout est possible.»

Des questions «très intéressantes»

(Photo: Jean Laramée – Le Courrier du Sud)

Dans le cadre de leur cours de monde contemporain, les élèves présents se sont préparés pour la conférence en rédigeant des questions sur différents thèmes et enjeux sociaux.

«J’ai trouvé leurs questions très intéressantes, a mentionné Pauline Marois au Courrier du Sud. J’adore faire ce genre de chose, car ça amène les jeunes à réfléchir sur l’importance de s’engager. Ils ont tout ce qu’il faut pour atteindre leur rêve et aller au bout de leur projet.»

Le système d’éducation, le mode de scrutin, l’environnement, la laïcité et l’immigration ont été quelques-uns des thèmes abordés.

L’ancienne députée de Taillon a aussi fait le point sur la place des femmes dans la vie politique.

«Il y a encore un double standard. Quand nous regardons les exigences demandées aux femmes politiques, nous avons toujours l’impression qu’il faut en savoir deux fois plus que les hommes.»

Place aux jeunes

La place des jeunes dans notre démocratie était également l’un des thèmes de la conférence. Pauline Marois soutient que les établissements scolaires pourraient en faire davantage pour les intéresser à la politique.

«Dans les cours, il faut faire des débats et en discuter. Ils devraient inviter les jeunes des partis dans les écoles pour créer des échanges et amener les jeunes à réfléchir sur les engagements politiques.»

Elle croit notamment qu’il faut cesser «d’être frileux à cet égard» par crainte d’influencer les futurs électeurs.

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