Culture

PHOTOS – Le Lumifest reçoit une vague d’amour de 20 000 festivaliers

mercredi le 13 octobre 2021
Modifié à 23 h 09 min le 15 octobre 2021
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L'édition 2021 du Lumifest (Photo : Gracieuseté)

Le pari était ambitieux : organiser un événement tout aussi festif et rassembleur que sécuritaire, après plusieurs mois de disette sociale et culturelle causée par la pandémie. Un défi qu'Asphalte diffusion a relevé haut la main : du 30 septembre au 2 octobre, pas moins de 20 000 festivaliers sont venus saluer le retour du Lumifest dans le Vieux-Longueuil.

Hissés sur le balcon de l’édifice Marcel-Robidas, habillé de tubes lumineux pour l'occasion, les DJs AJ Marr, Yro, Yuki et Mathieu Beauséjour ont fait vibrer l’assistance au son de la musique New Wave, alternant entre les pièces d’anthologie et les trouvailles singulières. Les VJs Bun Bun, TIND et Pumpkin ont quant à eux accompagné la bande sonore d’effets visuels jouissifs et bigarrés.

Devant eux, des groupes de jeunes et de moins jeunes se sont déhanchés jusqu’aux dernières secondes de chaque soirée, heureux de retrouver les tubes de leur jeunesse ou curieux de découvrir un répertoire qu’ils n’avaient pas encore fréquenté. L’ambiance était aux retrouvailles et au défoulement, comme si les rythmes du New Wave avaient le pouvoir mystérieux d’alléger les épaules et de faire danser les pieds.

(Photo : Gracieuseté)

La rue Saint-Charles Ouest et ses rues adjacentes étaient quant à elles parsemées d’installations numériques flamboyantes présentées par des artistes et studios reconnus tels que Creative Lab, La Boîte interactive, Mirari (anciennement HUB Studio), Line Katcho et Myriam Boucher.

Des créateurs émergents de grand talent, tels que Cynthia Naggar et le collectif Mapping Motion, sans parler des jeunes diplômés du programme Techniques d’intégration multimédia du cégep Édouard-Montpetit, ont également offert des propositions artistiques fascinantes qui laissent présager un avenir prometteur pour les arts numériques québécois.

(Photo : Gracieuseté)

Au parc St. Mark, les familles ont de leur côté eu droit à une expérience multisensorielle des plus poétiques, présentée par le duo d’artistes NE10. Et les petits ont été nombreux à glousser de rire en testant les jeux immersifs et éducatifs de Lü, au détour d’une ruelle. Les vieilles portes de garage de l’ancienne caserne de pompier servaient quant à elles d’écrans de projection pour jouer aux meilleurs jeux vidéo rétro de la Nintendo NES ou de la Sega, un retour dans le temps offert par les gentils geeks d’Épic time.

(Photo : Gracieuseté - Isabel Rancier)

Cette édition du Lumifest a aussi été l’occasion de présenter une œuvre majestueuse en grande première mondiale : le Roi Boréal, une marionnette géante conçue par Carl Veilleux, un artiste de Longueuil. Pour les organisateurs, il s’agissait d’une première incursion dans le soutien d’une création autre que du vidéomapping et ils n’ont pas été déçus. L’orignal grandeur nature a pris vie en déambulant sur la rue Saint-Charles Ouest, dans un spectacle sons et lumières évoquant l’habitat sauvage du souverain de la forêt québécoise.

«Le Lumifest est le fruit d’une impulsion viscérale qui nous pousse à vouloir faire découvrir non seulement une forme d’art inédite qui offre un monde de possibilités, mais aussi un quartier extraordinaire dont le cœur bat très fort, affirme le directeur général d'Asphalte diffusion et fondateur du Lumifest Dominique Arcand. Nous sommes encore plus émus qu’à l’habitude de fermer le livre d’histoire de cette 5e édition, quand on pense à tout le chemin parcouru… Toutes les incertitudes, tous les questionnements que nous avons dû affronter au cours des derniers mois se sont effacés dès que les lumières du festival se sont allumées. Et nous n’aurions pas pu le faire sans nos fidèles partenaires, artistes et collaborateurs. Grâce à leur confiance et à leur passion, nous avons fait ensemble rejaillir la lumière!»

Après le festival, le retour de la cavale

S’il leur fait bon revenir à la maison chaque automne, les organisateurs du Lumifest ont désormais une offre culturelle disponible à l’année, appelée Lumifest en cavale.

Cette nouvelle aventure les a menés à Boucherville, Brossard, Sainte-Agathe-des-Monts et Repentigny. D’autres destinations sont à prévoir dans les prochains mois.

(Source : Asphalte diffusion)

 

 

 

 

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