PHOTOS – Le tournage de Discussions avec mes parents de retour à Longueuil

Photo de Ali Dostie
Par Ali Dostie
PHOTOS – Le tournage de Discussions avec mes parents de retour à Longueuil
Cette résidence du Vieux-Longueuil, dont seulement le vestibule et l’extérieur apparaissent à l’écran, a été choisie notamment pour sa similarité avec les maisons du quartier Saint-Sacrement de Québec, où se déroule l’action de la série. (Photo : Ali Dostie - Le Courrier du Sud)

L’équipe de Discussions avec mes parents a su rapidement s’adapter aux nouvelles règles de la CNESST pour les tournages. Après cinq semaines en studio, un plateau extérieur a pris place dans l’arr. du Vieux-Longueuil. Le journal y a rencontré le producteur Guillaume Lespérance.

Même au grand air, la prudence et la distanciation sont de mises, tant pour les comédiens sur le balcon de la rue Saint-Alexandre – la maison des parents de François Morency dans la série – que pour l’ensemble de l’équipe technique de l’autre côté de la rue. Le masque, ainsi que visières et lunettes de protection à la moindre proximité, s’imposent.

Dimanche, les scènes extérieures de deux épisodes ont été tournées. L’équipe demeurera sur les lieux jusqu’à jeudi, avant de retourner pour une semaine en studio.

Comme sur tous les plateaux, deux comédiens ne peuvent se retrouver à moins d’un mètre pendant plus de 15 minutes par jour. C’est le troisième assistant-réalisateur qui s’assure du respect de cette mesure.

Marie-Ginette Guay, Vincent Bilodeau et François Morency

Dans certains cas, un plexiglas peut séparer des comédiens lors d’une scène où la distanciation ne peut être respectée, et sera retiré au montage.

Jusqu’à maintenant, tout se déroule bien. «C’est une série qui se prête quand même super bien à ces règles, constate le producteur Guillaume Lespérance. Il n’y a pas beaucoup de scènes d’intimité. C’est une famille proche, mais il n’y a pas beaucoup de contact.»

Il est très confiant du résultat. «J’ai écouté les rush, et ça ne se voit pas à l’écran.»

Le contexte a tout de même nécessité la réécriture de certaines scènes. Un épisode en entier a dû être retranché de la saison. Le producteur espère pouvoir le tourner l’an prochain, plutôt que d’y renoncer entièrement.

Chaque semaine, les membres de l’équipe qui le souhaitent peuvent se faire tester pour la COVID. La semaine dernière, sept ont passé le test de dépistage. L’équipe peut se réjouir: il n’y a eu aucun test positif jusqu’à maintenant. Et au moindre symptôme, les employés sont temporairement remplacés.

«On est très sévères, mais on n’a pas le choix, explique Guillaume Lespérance. Un test positif impliquerait un arrêt de travail pour toute l’équipe de 30 à 40 personnes.»

Tournage plus long

Le producteur Guillaume Lespérance

L’application des règles sanitaires a impliqué de prolonger le tournage de deux jours, pour un total de 39. De ce nombre, cinq se déroulent à Longueuil, et les autres en studio. «Le rythme de travail est plus lent. Mais depuis que tout le monde a un masque, le plateau est plus calme, plus tranquille», remarque aussi M. Lespérance.

Rythme plus lent, mais délais serrés, alors que la série sera diffusée dès l’automne.

Et trois semaines supplémentaires de préparation, entre autres pour le directeur photo, le réalisateur et l’assistant-réalisateur, ont aussi été requises.

Aux yeux du producteur, l’adaptation des méthodes de travail ont aussi de bons côtés. Par exemple, les micros-cravates sont évités le plus possible, afin de limiter les contacts pour les installer ou changer la batterie. «On pensait que ça n’aurait pas de bon sens, mais on gagne au moins de 30 à 45 minutes par jour avec ces manipulations en moins», constate Guillaume Lespérance.

Un deuxième perchiste a par contre dû être embauché.

En mai, alors que les tournages n’était pas encore permis, la production avait proposé à la santé publique d’isoler les comédiens et l’équipe technique pour une quarantaine de deux semaines dans un hôtel, afin d’entamer un tournage qui aurait pu faire fi des règles de distanciation.

«L’équipe était prête à le faire, à s’isoler, mais ç’a, été refusé.»

Dans ce contexte de pandémie, les équipes de tournage n’ont d’autres choix que de s’adapter. «Je fais partie des pessimistes qui croient que ce sera encore comme ça pour un an ou deux. Donc, c’était essentiel de trouver une façon de faire.»

 

 

Talk-shows, fictions et Bye Bye

Producteur notamment de Bonsoir bonsoir et de Tout le monde en parle, Guillaume Lespérance est désormais habitué de travailler dans les circonstances qu’impose la pandémie.

«Tourner un talk-show dans ce contexte, ça se fait étonnamment bien. Pour une fiction, il y a beaucoup plus de gens impliqués, avec les costumes, coiffures, maquillages entre autres, on doit s’assurer que tout soit raccord.»

Alors que l’on apprenait récemment que le réalisateur Simon-Olivier Fecteau et Guillaume Lespérance se voyaient à nouveau confier le mandat du Bye Bye, il est facile d’imaginer que l’édition 2020 de cette émission de fin d’année présente un défi de taille.

«On n’a jamais autant parlé du Bye Bye! Je commence à y penser, lance le producteur. Je crois qu’il y a une envie de se rassembler, alors que le monde est divisé. Ce sera une année pour être rassembleur.»

«Ce ne sera pas le temps – je ne serais pas capable –  de planter du monde, ajoute-t-il. C’est difficile de critiquer les instances gouvernementales, parce qu’il n’y a pas grand monde en ce moment qui a de l’expérience en pandémie mondiale.»

 

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