Robert Payne embauché par les Eskimos d’Edmonton

Robert Payne embauché par les Eskimos d’Edmonton

Robert Payne vivra un rêve de longue date en se joignant à une équipe d'entraîneurs professionnel à Edmonton.

FOOBALL. Passer du football collégial de 3e division à une équipe professionnelle de la Ligue Canadienne de Football (LCF). Voilà la très rare promotion qu’a obtenue le coordonnateur défensif des Cavaliers du collège Champlain de Saint-Lambert, Robert Payne.

Robert Payne sera adjoint au coordonnateur offensif des Eskimos d’Edmonton dès le début de la prochaine saison. Il s’est fait confirmer son nouveau statut après une évaluation de cinq jours sous les yeux des dirigeants des Eskimos. Malgré son jeune âge, 29 ans, Payne avait plusieurs atouts en poche.

Ex-joueur des Packers de Greenfield Park, du collège Vanier et des Gee-Gees de l’Université d’Ottawa, il est parfaitement bilingue et, en trois ans de coaching avec les Cavaliers, il a fortement contribué à l’ascension de l’équipe jusqu’à la finale du Bol d’Or en 2016.

Le passionné qui mettait plus de 40 heures par semaine à préparer son équipe a aidé les siens à avoir la meilleure moyenne de verges accordées par jeu de la ligue (3.3 verges), autant pour la course (2.08) que pour le jeu aérien (4.00). Mais aussi, il a des relations dans le milieu du football et ç’a lui a ouvert une grande porte.

Aidé par ses relations

«Je suis vraiment content de mon sort, moi qui rêve depuis longtemps d’évoluer au niveau professionnel, partage le Candiacois. J’ai beaucoup appris de mes entraîneurs des Gee-Gees Cory McDiarnid et Carson Walch et j’étais resté en contact avec eux. En fin de carrière universitaire ils m’avaient même suggéré une carrière d’entraîneur dans la LCF et j’avais aimé l’idée. C’est devenu un objectif, sauf que je l’ai atteint beaucoup plus tôt qu’espéré.»

Pendant ce temps, Walsh avait eu le temps de devenir l’adjoint de Mark Tresman, l’ex-entraîneur des Alouettes avec les Bears de Chicago, avant de revenir dans la LCF avec les Eskimos et McDiarnid. Les Eskimos se cherchant un adjoint au coordonnateur offensif, Walch a suggéré la candidature Payne à l’entraîneur-chef Jason Maas (un autre ex Alouette). Payne a sauté sur l’occasion.

«J’ai rapidement fait part de mon intérêt  et les choses ont progressé. Je crois qu’il avait deux autres candidats mais je suis le seul qui a été invité par M. Maas à une évaluation.»

«Il voulait connaître mon éthique de travail, ma capacité à travailler en équipe et de savoir si je connaissais assez bien les finesses du football pour m’adapter à de gros changements, ajoute-t-il. J’ai dû faire bonne impression puisque je vais les rejoindre en mai.»

Il est reconnaissant de son ami de longue date et entraîneur-chef des Cavaliers, Sébastien Deschamps.

«C’est lui qui m’a donné ma première chance d’être coordonnateur. D’un côté, il perd son coordonnateur défensif, mais à mon tour, je pourrais l’aider à accéder à la LCF. Au football, les relations sont très importantes. C’est un poste tellement exigeant que les entraîneurs préfèrent s’entourer de gens de confiance.»

Adaptation cruciale

Payne s’attend à avoir un rôle de généraliste au début. «La clé est l’adaptation. Je repars à zéro dans de nouvelles fonctions offensives, mais pour bâtir des systèmes défensifs, je devais comprendre exactement ce que les offensives adverses s’apprêtaient à faire. Je devrai travailler fort, car chez les professionnels, il y a beaucoup plus de détails à surveiller, mais je m’adapterai.»

Étudiant à l’école primaire Jean-Leman de Candiac, Payne excellait dans tous les sports collectifs traditionnels, dont le hockey et le soccer. Mais dans l’élite, il faut faire un choix et ç’a été le football, puisqu’il se pratique en milieu universitaire.

À long terme, il espère coacher dans un collège américain et d’être coordonnateur chez les professionnels. «Je suis jeune, je n’ai pas encore d’enfant et ma conjointe me soutient dans l’aventure. À moi de foncer et profiter de ma chance», conclut-il.

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