Relocalisation des cerfs: un rapport « très préoccupant », s'inquiète un élu

Le conseiller municipal du district du parc Michel-Chartrand Jonathan Tabarah déplore le retard qui s’accumule dans le dossier de la relocalisation des cerfs à Longueuil. Sauvetage animal s'est récemment vu refuser par l’Université de Montréal (UdeM) l’obtention du certificat de bons soins des animaux, lequel est nécessaire à la relocalisation. «L’opération de relocalisation telle que proposée n’atteint tout simplement pas les standards établis par le Conseil canadien de protection des animaux, constate M. Tabarah. […] Les conclusions du rapport sont très préoccupantes, principalement concernant la capacité professionnelle et technique de l’équipe à assurer le bien-être des animaux dans cette opération délicate.» Se disant conscient que l'organisation soit constituée principalement de bénévoles, il affirme s'attendre à plus de rigueur. Il craint aussi que le temps soit compté afin d'enrayer le problème de surpopulation des cerfs et ainsi protéger la biodiversité du parc Michel-Chartrand. En plus des impacts de la surpopulation des cerfs, il s’inquiète des effets de la hausse de l’achalandage et du fait que des visiteurs continuent de nourrir les bêtes. «Nous n’avons pas le choix d’intervenir rapidement afin de permettre au parc de se régénérer et ainsi assurer la pérennité de sa biodiversité.» M. Tabarah rappelle que le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs ne recommandait pas la relocalisation des cerfs, qui n'offrait qu’une solution à très court terme à la gestion de cet enjeu, en plus de ne pas diminuer la taille de la population de façon durable. Colette Éthier surprise La conseillère municipale Colette Éthier s'est dite surprise par la décision du comité d’éthique de l’UdeM, insistant sur l'ampleur du travail mené par Sauvetage animal, appuyé par des vétérinaires, notamment.