Opinion

Tester sa tolérance au risque quand les Bourses dégringolent

mardi le 17 mai 2022
Modifié à 14 h 00 min le 15 mai 2022
Par René Vézina

redactiongm@gravitemedia.com

René Vézina (Photo: Gracieuseté)

Si vous avez des placements, il vous faut avoir les nerfs solides pour ne pas être découragé par les manchettes financières ces jours-ci:

Les Bourses poursuivent leur recul, Wall Street dévisse encore, Les Bourses mondiales s’enfoncent à leur plus bas niveau de l’année, etc.

On s’affole naturellement quand ces secousses se multiplient en grugeant ce qu’on a mis de côté, surtout qu’elles sont dues à des événements qu’on ne contrôle pas, comme le coronavirus, l’invasion de l’Ukraine ou la hausse du prix du pétrole.

Et la question se pose: mais qu’est-ce que je devrais faire pour sauver les meubles?

Il n’y a pas de réponse universelle et je n’en risquerai certainement pas une. Cette mise en garde faite, je vais quand même rappeler quelques données de base. À tout un chacun de les interpréter à sa manière. 

Si le passé est garant de l’avenir, on peut se croiser les doigts et ne pas céder à la panique en liquidant ses avoirs lorsque tout baisse, comme c’est le cas depuis des semaines, à moins qu’on ait un urgent besoin de récupérer des fonds. Aussi bien, dans ce cas, aller récupérer ce qui reste.

Autrement, tant qu’on n’y touche pas, les pertes demeurent virtuelles. Les chiffres peuvent être angoissants, mais la tendance peut finir par se renverser, comme on l’a vu lors de la dernière véritable crise en 2008-2009.

L’indice Dow Jones, qui sert de baromètre en se faisant l’écho d’un panier de 30 des plus importantes sociétés cotées à la Bourse de New York, avait alors fondu. Le 14 octobre 2007, il plafonnait à 14 164 points avant de commencer à glisser, puis à chuter un an plus tard avant de sombrer à 6 470 le 6 mars 2009.

Imaginez: il avait perdu plus de la moitié de sa valeur, et cette dégringolade se reflétait forcément sur les placements des investisseurs!

Vous savez quoi? Il a progressivement remonté la pente et a même établi de nouveaux records, au point de culminer à 36 799 le 4 janvier dernier. La suite, il est vrai, est devenue pénible. Mais ceux et celles qui se sont accrochés sans abandonner en sont quand même sortis globalement gagnants.

C’est vrai, tout dépend du moment où on place ses billes. Les gens qui ont investi leurs dollars en janvier ont encaissé en moyenne, pour l’instant, une chute de près de 15%, puisque l’indice oscillait autour des 32 000 points à la mi-mai.

Pour l’instant, rien ne permet de prédire le moment où il va au moins se stabiliser. Les plus récents relevés sur l’inflation demeurent préoccupants, encore qu’on s’attend à ce qu’elle plafonne au cours des prochaines semaines. Si c’est le cas, les marchés devraient finir par se raffermir. Sinon… qui vivra verra.