Un bal à distance pour les finissants d’une école secondaire de Longueuil

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Par Audrey Leduc-Brodeur
Un bal à distance pour les finissants d’une école secondaire de Longueuil
(Photo : Ali Dostie - Le Courrier du Sud)

Pour le corps professoral et la direction de l’école secondaire Saint-Jean-Baptiste à Longueuil, il était inconcevable que leurs finissants ne puissent pas souligner leur graduation ni leur bal, malgré les circonstances exceptionnelles qui ont bousillé leurs plans initiaux.

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«L’idée de ne rien faire pour nos finissants ne m’est restée en tête que deux secondes. Notre équipe était déjà mobilisée, aussitôt que la nouvelle du report de la rentrée en septembre a été annoncée», raconte la directrice de l’établissement, Laurence Beaunoyer-Pinsonneault.

Certains d’entre eux ne sont peut-être pas au courant, puisque le personnel n’a pas ébruité la nouvelle, mais ils auront droit à une grande fête virtuelle, le 23 juin, sur la plateforme Teams.

«Ce sera à la fois festif et protocolaire, prévient Annick Laflamme, enseignante en mathématiques. Il y aura des jeux ainsi que des prix. Les jeunes pourront aussi partager leurs souvenirs de leur passage au secondaire.»

Deux enseignantes animeront la soirée, au cours de laquelle d’autres professeurs prendront aussi la parole pour témoigner des moments vécus en leur compagnie.

«C’est du travail, mais tout le monde collabore», assure Mme Laflamme.

Si les élèves n’ont pas mis de pression sur leur école pour tenir cet événement, celle-ci tenait néanmoins à ne pas passer à côté de ce moment marquant dans leur adolescence.

«Ils ont besoin du bal pour se rappeler les bons coups, rire ensemble et clore cinq années de leur vie», fait valoir Mme Beaunoyer-Pinsonneault pour justifier l’organisation d’une soirée à distance.

«Ç’aurait été impensable que l’école Saint-Jean-Baptiste ne souligne pas le bal. C’est un au revoir de la grande famille de l’école.» -Laurence Beaunoyer-Pinsonneault, directrice

Pour sa part, Mme Laflamme souligne qu’il était d’autant plus nécessaire de le faire que l’école secondaire de Longueuil ne compte qu’une soixantaine de finissants. L’esprit de famille qui règne au sein de l’établissement fait la fierté de la direction, des enseignants et des élèves, fait-elle remarquer.

«On leur enseigne plus d’une fois durant leur secondaire, alors nous les connaissons très bien», ajoute-t-elle, évoquant un sentiment d’appartenance.

La COVID-19 n’était certainement pas sur la liste des invités qu’avait dressée le comité organisateur il y a plusieurs mois. La salle de réception était réservée, le traiteur aussi. La plupart avaient aussi vu à leur tenue.

«Il ne restait qu’à demander un paiement aux élèves pour les frais. D’ailleurs, ils en étaient à amasser des bouteilles et faire des ventes pour récolter de l’argent, explique leur professeure. Nous étions vraiment prêts pour le bal.»

Les organisateurs espèrent que cette activité à distance mettra un baume sur la situation difficile que vivent les élèves… d’ici à ce que ceux-ci puissent se rassembler en personne une dernière fois, à l’automne, précise Mme Beaunoyer-Pinsonneault.

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