Un entraîneur de renom pour les pongistes du Collège Jean de la Mennais

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Par Katherine Harvey-Pinard
Un entraîneur de renom pour les pongistes du Collège Jean de la Mennais
Maxime Surprenant a remporté le prix d’entraîneur de l’année élite de la Fédération de tennis de table du Québec en 2018 et en 2019. (Photo : Gracieuseté - Emilia Cabrera)

Le Collège Jean de la Mennais a fait une acquisition de taille pour son équipe de pongistes. Maxime Surprenant, entraîneur de l’équipe canadienne junior de tennis de table, sera à la tête de l’Amiral pour l’année scolaire.

Maxime Surprenant retrouvera chez l’Amiral quelques joueurs qui font partie de l’Académie Ly, à Ville Lasalle, de laquelle il est en charge. Kevin Luo et Ina Liu, deux Brossardois au «talent prometteur» et étudiant au Collège Jean de la Mennais, font partie du programme sport-études de l’Académie. Ceux-ci s’entraînent déjà tous les jours de la semaine à raison de deux jours à Lasalle et trois jours au Club de tennis de table de Longueuil.

«Quand ils ont su que je venais, ils étaient excités, mentionne le coach. Ils venaient faire de l’extra le soir, mais là je vais être avec eux le matin.»

Retour aux sources

En plus de s’être illustré dans plusieurs championnats nationaux et internationaux, Maxime Surprenant fait du tennis de table son emploi à temps plein depuis 2012. Au cours des huit dernières années, le sport l’a mené dans 27 pays. En plus d’entraîner l’équipe nationale, il participe au programme Haute performance du Québec.

Il s’agit d’un retour aux sources pour l’entraîneur, puisque tout a commencé à La Prairie, au Collège Jean de la Mennais en 2001. Il faisait alors partie de la première équipe de ping-pong de l’établissement d’enseignement. À ce jour, son entraîneur de l’époque, le frère Henri, a toujours la charge de la formation, mais en raison de la pandémie et de son âge avancé, l’école ne pouvait le laisser travailler cette année.

«On se parle souvent. Il m’a appelé et il me disait qu’il était tout à l’envers parce qu’il ne pouvait pas coacher, relate Maxime Surprenant au Reflet. Il m’a demandé si je connaissais quelqu’un qui pouvait l’aider pour continuer le programme. J’ai dit à l’école de m’appeler et on s’est entendus la journée même.»

L’athlète, qui habite Saint-Jean-sur-Richelieu, tenait à ce que le programme dans lequel il a développé sa passion du ping-pong se poursuive cette année.

«J’ai envie d’être ses yeux dans la salle, mentionne-t-il. Je vais continuer ce qu’il a fait parce que je connais exactement sa façon de fonctionner. C’est sûr que je vais intégrer mes méthodes dans tout ça. Ce que j’aimerais, c’est qu’il puisse revenir et qu’on continue à le faire ensemble.»

Un endroit pour décompresser

Si la situation de la COVID-19 le permet, les cours de l’équipe de tennis de table de l’Amiral commenceront le 12 octobre. Plus de 30 jeunes du secondaire se sont déjà inscrits. Pour ne pas mélanger les bulles, aucun jeune du primaire ne pourra y prendre part cette année.

L’objectif de Maxime Surprenant ne sera pas de faire de ces jeunes des pongistes professionnels.

«La priorité sera d’avoir du plaisir, ensuite de développer le goût pour le sport, puis, plus loin dans les priorités, ce sera d’aller chercher des résultats. Le but, c’est de les aider à trouver l’équilibre entre le sport et l’école», dit l’homme de 29 ans.

Il souhaite leur transmettre sa passion. Et comme les entraînements ont lieu les lundis et vendredis matin avant les cours, l’entraîneur veut leur offrir un «endroit pour décompresser».

«Je veux qu’ils arrivent à l’école frais et dispos pour leur journée, poursuit-il. Si, à travers ça, certains réussissent à gagner, ce sera un beau bonus pour tout le monde.»

«Si je peux faire une différence dans leur journée comme ça faisait une différence dans la mienne, je vais avoir atteint mon objectif.»

-Maxime Surprenant

«Comme une partie d’échecs»

Questionné sur les qualités d’un bon pongiste, M. Surprenant mentionne l’importance d’aimer prendre part à des duels.

«C’est comme une partie d’échecs, mais en sprint, image-t-il. Ça va vite, mais tu dois avoir une stratégie. Il y a beaucoup d’effet dans une balle. Ça prend une certaine maîtrise et une technique, mais c’est surtout stratégique. Ça prend quelqu’un qui est capable de rester solide mentalement, d’être stable et d’être créatif pour trouver des solutions.»

Il souligne d’ailleurs la nécessité de s’entraîner physiquement afin d’avoir un «très bon cardio» et d’être «explosif».

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