C’est une de nos plus belles Saint-Jean, même si c’est la plus particulière!» Au lendemain du 24 juin et après une nuit plutôt courte, le directeur de production de la fête nationale à Longueuil Dominique Arcand est encore un peu sous le choc du succès de cette soirée.

«C’était magnifique! Et contre toute attente, ç’a été un grand succès sur toute la ligne. Les astres était tellement alignés!» lance-t-il. Astres incluant la pleine lune… et la victoire du Canadien, dont le suivi du match a d’ailleurs été intégré à l’animation du spectacle.

«Après cette année éprouvante, ç’a été comme un grand point culminant!»

C’est dans un hangar de l’École nationale d’aérotechnique (ÉNA) que s’est tenu le spectacle mettant en vedette Bleu Jeans Bleu, Émile Bilodeau et Sara Dufour.

«Les artistes ont été généreux. Ils étaient heureux de pouvoir se produire devant un public sans masque! Et le public était survolté. Dès que quelqu’un montait sur scène, il applaudissait!» se réjouit M. Arcand.

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En plus des près de 200 personnes sur place, le spectacle pouvait être suivi sur les ondes de TVRS et MATV, ainsi que sur la page Facebook de la Corporation de la fête nationale de Saint-Hubert.

La soirée était animée par Myriam Fehmiu et l’hommage au drapeau a été prononcé par Rafaël Provost, directeur général de JAG, organisme LGBT+ qui dessert la Montérégie.

Durant le spectacle, l’auteur-compositeur-interprète Émile Bilodeau a demandé une minute de silence à la mémoire des 750 victimes dont les tombes ont été trouvées près d’un ancien pensionnat autochtone, en Saskatchewan.

La soirée s’est terminée avec des feux d’artifice éclatant en simultané dans cinq parcs de Longueuil, dont les noms étaient demeurés secrets. Les citoyens ont donc pu voir le ciel se colorer au-dessus du parc de la Cité, du parc Gérard-Philipps, du parc Lecavalier, du parc Christ-Roi ainsi que du parc Empire.

«Sur le tarmac, les feux étaient hallucinants! On en voyait trois à quatre en même temps. Il y en avait aussi à Saint-Bruno. Et avec la pleine lune en plus! C’était de la magie!»

– Dominique Arcand, directeur de production de la fête nationale à Longueuil

À contre-courant

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Les semaines qui ont précédé la fête n’ont toutefois pas été de tout repos.

«On a travaillé dans l’urgence, les mesures sanitaires changeaient constamment. On avait souvent l’impression de travailler à contre-courant», résume Dominique Arcand.

L’organisation aurait souhaité tenir le spectacle le 23 juin, afin d’éviter le recoupement avec le spectacle diffusé depuis le Manoir Richelieu dans Charlevoix, mais ça n’a pas été possible.

Au début de l’année, l’équipe de la Corporation de la Fête nationale de Saint-Hubert avait aussi espoir de pouvoir tenir un spectacle extérieur, sous un chapiteau.

«Quand on vu Legault dire que tout le monde serait vacciné le 24 juin, on pensait qu’on aurait une Saint-Jean comme dans le bon vieux temps», évoque M. Arcand.

L’organisation s’est finalement tournée vers l’ÉNA, qui lui a ouvert grandes ses portes. L’équipe s’est d’ailleurs laissé inspirer par les lieux pour élaborer la scénographie. Un avion trônait entre autres tout près de la scène.

En direct et devant public

Peu importe le scénario, il était important pour M. Arcand et son équipe que le spectacle se déroule devant public, et en direct. «Ça amène cette chaleur. On voulait vivre les choses en même temps que tout le monde», décrit-il.

En tout, environ 200 personnes ont assisté au spectacle sur place. Des laissez-passer pour des bulles familiales ont été distribuées aux divers partenaires et environ neuf laissez-passer ont fait l’objet d’un tirage parmi le grand public.

«L’ÉNA, la Ville de Longueuil, les gens que nous avons embauché… tout le monde s’y est mis, avec la volonté extraordinaire que ça fonctionne, souligne M. Arcand. Tout le monde va s’en souvenir longtemps de cette Saint-Jean!»

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Myriam Fehmiu et Rafaël Provost

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Émile Bilodeau a demandé une minute de silence à la mémoire des 750 victimes dont les tombes ont été trouvées près d’un ancien pensionnat autochtone, en Saskatchewan.

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(Photos: Le Courrier du Sud – Denis Germain)