Une impressionnante remise sur pieds pour l’ASPRS

Une impressionnante remise sur pieds pour l’ASPRS

L’Association sclérose en plaques Rive-Sud a réussi à maintenir une bonne partie de ses services. Le 1er avril

La restructuration a été difficile pour deux organismes hubertins après la perte de subventions de Centraide Montréa, il y a un an. Mais l’Association pour la sclérose en plaques de la Rive-Sud (ASPRS) et la Maison des tournesols se sont remises sur pieds, et envisagent de nouveaux projets pour l’avenir.

Le couperet est tombé durement en 2012. Centraide Montréal avait annoncé aux deux organismes qu’ils perdraient des subventions récurrentes de 115 000$ et 94 000$ respectivement à partir d’avril 2014, parce qu’il recentrait sa mission autour de l’exclusion et de la pauvreté.

Pour la Maison des Tournesols, qui offre des services aux personnes âgées et aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, la somme représentait 20% de son budget annuel. Elle a non seulement réussi à combler le trou, mais elle a même trouvé des revenus supplémentaires de 66 000$ grâce à l’embauche d’une responsable des collectes de fonds, Madeleine Tremblay.

«On pensait couper des journées de fréquentation de la Maison, mais on a reçu de nouveaux fonds depuis deux ou trois mois. On aimerait les utiliser pour étendre nos services à une plus grande clientèle et ajouter une journée d’accueil au centre de jour», affirme celle-ci.

Nouveaux projets

Quant à l’ASPRS, c’est le tiers de son budget de fonctionnement qui a été amputé. Les dirigeants ont réussi à aller chercher quelque 40 000$, mais ils ont tout de même dû licencier six employés, tous atteints de sclérose en plaques. Un comité de financement sera bientôt créé afin de mieux solliciter des dons.

Malgré cela, L’ASPRS compte démarrer deux nouveaux projets. Le premier sera un programme de parrainage de personnes nouvellement atteintes de sclérose en plaques. L’autre vise à améliorer l’estime de soi de jeunes femmes qui développent la maladie, puisqu’elles voient souvent leurs rêves de carrière prendre fin.

«C’est important de montrer qu’on n’est pas en crise. On n’est pas sur une pente descendante, au contraire», affirme la directrice générale de l’ASPRS, Nancy Caron.

Disparition des Agences de santé

L’autre grande source de revenus pour les deux organismes était l’Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie, qui a été abolie le 1<+>er<+> avril, avec l’entrée en vigueur du projet de loi 10 et du CISSS Montérégie-Est.

L’ASPRS a demandé une augmentation de son financement, sans succès.

Le CISSS a tout de même reconduit les subventions octroyées par le passé à l’ASPRS et à la Maison des Tournesols, ce qui représente 30% et 50% respectivement de leurs budgets de fonctionnement.

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