Des bénévoles engagés pour la cause au Relais pour la vie

Des bénévoles engagés pour la cause au Relais pour la vie

Toute la population est invitée à aller acheter un luminaire pour le Relais pour la vie

IMPLICATION. Depuis 16 ans, Anne Bilodeau est responsable du kiosque des luminaires du Relais pour la vie de Longueuil. Initié au bénévolat par son employeur et par compassion pour des proches touchés par la maladie, voilà maintenant qu’elle ne peut plus se passer du bien qu’elle en retire.

La Banque Royale (RBC) incite ses employés à donner de leur temps à des causes qui leur tiennent à cœur, offrant de verser une compensation monétaire, en échange de leurs heures de bénévolat.

«Comme le cancer avait touché certaines personnes de mon entourage, j’ai choisi cette cause, explique la directrice de la succursale du chemin de Chambly. Au cours des années, je me suis demandé si je ne changeais pas de cause, mais au bout du compte, je suis restée avec le Relais pour la vie.»

À la tête de l’organisation du kiosque des luminaires, Mme Bilodeau a initié le personnel de RBC à sa cause au fil du temps et maintenant, un simple courriel commun suffit à trouver près d’une quarantaine de bénévoles pour l’appuyer le soir de l’événement.

Le 10 juin, l’équipe de RBC sera prête à accueillir les participants, mais souhaite aussi inviter la population à venir acheter un luminaire, au coût de 5$.

«Nous aimerions que tous se permettent de venir chercher un luminaire, même s’ils ne participent pas à la marche, soutient la responsable. Il sera possible d’y apposer un message en lien avec la maladie, qu’il soit d’espoir ou encore à la mémoire de quelqu’un.»

Des histoires qui vont droit au cœur                                                                                          

Le Relais, c’est aussi le moment de se recueillir et de considérer la chance qu’ont ceux qui ne sont pas malades.

«Quand je repars de l’événement, je réalise combien je suis privilégiée d’avoir la santé et qu’il est important de tout faire pour la garder», soutient Anne Bilodeau.

Cette chance, plusieurs ne l’ont pas et le Relais est un endroit où il est permis d’en parler ouvertement. Les bénévoles du kiosque des luminaires en entendent de toutes sortes, mais certaines histoires marquent plus que d’autres.

«Un homme s’est présenté au kiosque pour savoir s’il pouvait modifier le message sur son luminaire. Il avait acheté des luminaires à l’avance “En l’honneur d’un survivant” pour son épouse et il devait les changer pour “À la mémoire”.  Un long et lourd moment de silence a suivi son passage», se remémore la responsable, qui avoue avoir encore des frissons quand elle y repense.

Les histoires de guérison peuvent aussi être bouleversantes, surtout lorsqu’elles concernent d’un enfant.

«L’an dernier, une petite fille d’environ 4 ou 5 ans s’est présentée avec ses parents pour acheter un luminaire. Elle portait au cou un collier dont chacune des boules représentait un traitement qu’elle avait subi pour son cancer. Le collier était tellement long qu’elle devait faire trois tours pour ne pas qu’il touche le sol. Les boules en forme de cœur, étoile ou nuage étaient différentes selon le traitement et elle pouvait les réciter par cœur, comme un chapelet.»