10 M$ pour améliorer l’accès aux services aux jeunes ayant de premiers épisodes psychotiques

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Par Ali Dostie
10 M$ pour améliorer l’accès aux services aux jeunes ayant de premiers épisodes psychotiques
Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux et député de Taillon Lionel Carmant (Photo : Capture d'écran)

Un financement de 10 M$ bonifiera l’accessibilité des services spécifiques pour les enfants, les adolescents et les jeunes adultes présentant de premiers épisodes psychotiques.  Le but de développer 944 nouvelles places d’ici la fin de l’année financière 2020-2021.

Si l’objectif de cette annonce du ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant est atteint, le gouvernement aura respecté une des recommandations du référence du programme d’interventions pour premiers épisodes psychotiques (PIPEP).

«Les troubles mentaux ont des effets néfastes sur la vie sociale des jeunes. Ils affectent également leur qualité de vie, et hypothèquent, pour plusieurs, sérieusement leur vie une fois adulte, ce qu’il nous faut à tout prix éviter, relève M. Carmant. C’est pourquoi nous avons à cœur d’intervenir le plus tôt possible dans leur parcours de services.»

Le PIPEP s’adresse aux personnes âgées de 12 à 35 ans qui présentent des symptômes d’un trouble psychotique ou qui sont considérées à risque accru de psychose et qui n’ont jamais été traitées pour une psychose

Il a été mis sur pied afin de diminuer la durée de la période sans traitement chez les jeunes adultes présentant un premier épisode psychotique et d’améliorer l’implication des jeunes dans leur traitement et leur rémission.

Il vise aussi à réduire les effets de la maladie.

La nouvelle a été bien accueillie par l’Association québécoise des programmes pour premiers épisodes psychotiques, qui y voit une mesure «très concrète» pour soutenir et rendre possible l’implantation à travers la province de services spécialisés de détection et d’intervention précoce.

«Comme professionnels œuvrant auprès de ces jeunes, nous constatons à quel point l’intervention précoce change et sauve même des vies», relève Dre Amal Abdel-Baki, présidente de l’Association.

Les études montrent que les coûts d’opération de telles actions sont compensés par les économies de frais hospitaliers et par les retombées économiques inhérentes à la reprise d’un rôle productif de la personne au sein de la société.

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