25 ans plus tard, un retour attendu pour UZEB

Par Stagiaire
25 ans plus tard, un retour attendu pour UZEB
(Photo : Charles-Émile L'Italien-Marcotte - Le Courrier du Sud)

En 1992, le trio de jazz fusion UZEB, composé du basiste Alain Caron, du guitariste Michel Cusson et du batteur Paul Brochu, performait devant près de 100 000 personnes au Festival international de Jazz de Montréal, pour un dernier concert. Les voilà de retour 25 ans plus tard avec une tournée et un nouvel album.

R3union live a permis à UZEB de retrouver sa magie.

«C’était un groupe exceptionnel, confie le bassiste Alain Caron, et tout de suite, cette magie-là est revenue.»

La liberté de l’improvisation

Alain Caron parle de ses années au sein d’UZEB avec admiration. Ce nom court est leur marque de commerce, leur signature, leur son.

UZEB a donné des concerts dans plus de 20 pays et vendu plus de 400 000 albums en 10 ans de collaboration. Puis, en 1992, le trio a pris une pause, pour que ses membres puissent se consacrer à leurs «carrières personnelles».

«Le jazz, c’est une forme de liberté à cause de l’improvisation», affirme le résident de Boucherville.

«Il faut être rebelle pour jouer du jazz. On prend un cadre harmonique ou mélodique, une pièce, et on improvise.»

– Alain Caron

La communication entre les musiciens est la chose la plus importante pour lui. Le respect et l’admiration sont aussi essentiels.

«Quand tous ces éléments-là sont réunis, c’est le moment magique», poursuit-il.

Bassiste d’exception

Alain Caron a commencé à jouer de la guitare et de la batterie vers l’âge de 8 ans. La basse? «C’est une guitare qui joue du drum», ironise-t-il.

Il a appris en autodidacte et a suivi quelques cours, mais c’est au sein de différents groupes qu’il a développé sa technique.

Le magazine The Jazz Report l’a élu Meilleur bassiste électrique pendant 8 années consécutives. C’est aussi par des «classes de maîtres» qu’il a transmis son talent pour la musique, étant invité un peu partout dans le monde pour offrir des séminaires sur sa vision du jazz.

Depuis quatre ans, il enseigne la basse et l’improvisation à l’Université de Montréal. Comme professeur, il veut transmettre «la motivation, la confiance en soi et amener les élèves le plus haut possible».

Reconnaissance publique et consécration

Alain Caron a reçu de nombreux prix tout au long de sa carrière. Mais deux d’entre eux le rendent particulièrement fier.

L’Université du Québec à Rimouski lui a remis un doctorat honorifique en 2007.

«Je me demandais s’ils avaient le bon numéro de téléphone», lance-t-il en souriant. Il s’agit d’un hommage important pour lui, qui est originaire du Bas-du-Fleuve.

En 2017, il a par ailleurs reçu l’Ordre du Canada, «la plus haute distinction canadienne, poursuit-il. J’ai toujours fait ce que j’adorais, et d’être reconnu, c’est incroyable.»

Ultime hommage pour lui, une école de musique porte son nom à Rivière-du-Loup. Il est originaire d’un village voisin, Saint-Éloi.

Alain Caron a fait le tour du monde plusieurs fois, et s’est finalement posé dans la nature à Boucherville. «Je suis plus fermier dans l’âme que musicien» conclut-il.

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