86 inspections dans les 26 services de garde de Brossard

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Par Ali Dostie
86 inspections dans les 26 services de garde de Brossard
(Photo : Archives - Le Courrier du Sud)

Texte du Brossard Éclair

Les lacunes en termes d’entretien ou de propreté des lieux et des installations figurent tout en haut de la liste des manquements les plus fréquents notés lors des 86 inspections effectuées depuis 2009 au sein des services de garde de Brossard.

Selon les données recueillies sur le site du ministère de la Famille et recensées par TC Media, l’article 38 du Règlement sur les services de garde est le plus souvent bafoué à Brossard. Depuis 2009, les inspecteurs ont soulevé 85 manquements à cet égard dans l’un ou l’autre des 26 services de garde du territoire.

L’article stipule que «le titulaire d’un permis doit s’assurer que les aires de circulation, les aires de jeu et les aires de services sont sécuritaires, maintenues propres, en bon état d’entretien et libres de tout obstacle en entravant la circulation ou en limitant l’usage».

Le bon document au bon endroit

Au 2e rang des manquements les plus commis par les services de garde se trouve le non-respect de l’obligation pour un service de garde de conserver en ses murs certains documents, comme les preuves que ses employés répond aux exigences de l’emploi et une copie du consentement et de l’attestation d’absence d’empêchement datant d’au plus trois ans.

Ce dernier est la preuve, par exemple, que l’employé n’a aucun antécédent judiciaire. L’inspecteur considère qu’il y a manquement, dès qu’un document manque ou n’est pas conforme, ou encore qu’il ne se trouve pas à l’endroit prescrit.

Le protocole entourant l’acétaminophène

Au 3e rang des articles les moins respectés du Règlement sur les services de garde se trouve celui concernant l’autorisation de donner de l’acétaminophène à un enfant (article 121).

Les règles entourant les médicaments sont strictes et précises. Pour tout médicament, une autorisation écrite d’un parent et d’un professionnel est exigé. Une fiche d’administration des médicaments doit être tenue pour chaque enfant et seule la personne désignée peut donner ces médicaments. De plus, ces derniers doivent être rangés dans un espace hors de la portée des enfants, sous clé et ailleurs qu’où sont rangés produits toxiques et produits d’entretien.

Dans le cas de l’acétaminophène, les services de garde doivent suivre un protocole particulier. Un manquement au règlement peut donc signifier que le titulaire du service de garde aurait administré de l’acétaminophène à un enfant sans l’autorisation écrite du parent ou encore qu’il n’aurait pas respecté l’un des éléments du protocole (pas pendant plus de 48 heures consécutives, seulement en cas de fièvre, non sans avoir préalablement mesuré la température de l’enfant, etc.).

Les services de garde de la Montérégie, en chiffres

Depuis novembre 2009, le ministère de la Famille a effectué 1148 inspections d’un bout à l’autre de la Montérégie, qui compte 549 services de garde — centres de la petite enfance (CPE) et garderies regroupés.

Différents motifs poussent les inspecteurs à visiter garderies et CPE. En Montérégie, le renouvellement de permis est le type d’inspection le plus fréquent (442), alors qu’il y a eu 332 vérifications ponctuelles de certains éléments. Pour cette même période, 197 inspections sont issues du traitement d’une plainte.

Par ailleurs, 162 inspections pour l’implantation d’une nouvelle garderie, huit pour l’ajout d’une installation et sept  pour l’acquisition d’un établissement ont été dénombrées.

De zéro à quelques inspections

De ces 549 services de gardes, 19 n’ont jamais été inspectés depuis 2009. Près de la moitié (259) ont reçu la visite d’un inspecteur.

Les garderies inspectées à deux reprises se chiffrent à 125, alors que 142 garderies comptent trois inspections ou plus à leur dossier.

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