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À l’aube des Jeux olympiques - Catherine Beauchemin-Pinard s’envole vers Tokyo en pleine confiance

mercredi le 07 juillet 2021
Modifié à 12 h 34 min le 07 juillet 2021
Par Michel Hersir

Catherine Beauchemin-Pinard en sera à ses deuxièmes Jeux olympiques. (Photo : Gracieuseté)

Catherine Beauchemin-Pinard est ravie que sa sélection pour les Jeux olympiques de Tokyo soit officielle. Pas que la judoka redoutait de ne pas avoir sa place; elle était pratiquement assurée d’y être. Mais entre ses récents succès et la longue attente engendrée par la pandémie, celle qui est classée au 7e rang mondial dans la catégorie des 63 kg et moins est fébrile et sent qu’elle a le potentiel d’obtenir une médaille.

Si l’athlète insiste pour dire qu’elle se concentre plus sur le processus que les objectifs, elle est bien consciente de ce qu’elle peut réaliser aux Jeux.

«Je me concentre surtout sur comment je veux me sentir le jour de la compétition et comment je veux que les semaines avant la compétition se passent, affirme la femme de l’arr. de Saint-Hubert. Mais je sais que toutes les filles là-bas, j’ai le potentiel de les battre.»

Elle a d’ailleurs fait le plein de confiance lors de ses plus récentes compétitions, où elle a notamment remporté le bronze au Grand Chelem d’Antalaya en avril 2021, et l’or au Grand Chelem de Tbilissi en mars 2021 ainsi qu’aux Championnats panaméricains en novembre 2020.

Ces résultats étaient pour elle la préparation idéale en vue du prestigieux événement.

«J’étais vraiment contente avec mes résultats là-bas, souligne-t-elle. Je trouvais que ça arrivait à un timing parfait pour poursuivre ma préparation en vue des Jeux et aller chercher ma médaille d’or à Tokyo.»

Il s’agira pour elle de ses deuxièmes Jeux olympiques, mais ses premiers dans la catégorie des 63 kg et moins. Malgré tout, elle croit que l’expérience de Rio 2016 chez les 57 kg et moins, où elle avait été éliminée après son premier combat, l’aidera pour les prochains Jeux.

«Je perçois ça comme un bagage, comme de l’expérience, explique la judoka. Veux, veux pas, je sais un peu à quoi m’attendre, même si c’est clair que ce sera différent en temps de Covid. Mais côté stress, j’ai l’impression que je suis mieux préparée.»

Le judo en temps de Covid

Comme tous les autres sportifs, Catherine Beauchemin-Pinard a vu sa routine bouleversée avec l’arrivée de la pandémie en mars 2020. Elle a été forcée de s’entraîner de la maison pendant quelques mois, avant que Judo Canada l’envoie dans l’Ouest canadien à deux reprises, où les restrictions étaient moins sévères.

Puis, lorsque l’Institut National du Sport du Québec a rouvert pour le judo, elle a pu revenir à Montréal pour s’entraîner dans des bulles de quatre athlètes.

«Les petits groupes faisaient en sorte qu’on avait très peu de partenaires, souligne-t-elle. Ç’a été comme ça jusqu’à tout récemment. Quand on est revenu du dernier tournoi, ils ont instauré une bulle olympique d’une vingtaine de personnes, gars et filles, tous les poids ensemble. Ç’a vraiment aidé.»

Elle précise toutefois que de toutes les restrictions, ce sont les quarantaines qui ont été le plus difficiles.

«J’en ai fait 4 fois, pour 14 jours chaque fois. Donc c’est pratiquement 2 mois de quarantaine au total, mentionne-t-elle. Quand la 2e vague est arrivée, on était en tournoi en Europe et on a dû revenir parce que tout était annulé. C’était juste avant les panams, donc, j’étais en quarantaine, j’ai fait les panams et je suis revenue en quarantaine. Ça faisait quatre semaines de quarantaine sur cinq!»

«Ça, ça m’énervait tellement!» admet-elle aujourd’hui en riant.

Avec le relâchement progressif des mesures sanitaires, il est possible que Catherine Beauchemin-Pinard puisse éviter une quarantaine à son retour de Tokyo. Mais parions qu’avec une médaille d’or au cou, elle ne s’en soucierait guère.

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