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VIDÉO – Des couches lavables faites à partir de bouteilles recyclées

mardi le 24 août 2021
Modifié à 0 h 00 min le 25 août 2021
Par Michel Hersir

La co-propriétaire de La Petite Ourse Agathe Martineau (Photo: Le Courrier du Sud – Michel Hersir)

À l’œil nu, les nouvelles couches lavables de la compagnie longueuilloise La Petite Ourse ressemblent en tout point à leurs anciennes. La différence est que dans chacune de ces nouvelles couches, on y retrouve un peu plus de deux bouteilles de plastique recyclées. L’entreprise a lancé le 18 août son premier modèle du genre, alors que les couches lavables sont plus populaires que jamais.

«On a déjà une clientèle très intéressée par tout le côté écologique, affirme la co-propriétaire de La Petite Ourse Agathe Martineau. Si l’on peut pousser ça encore un peu plus, c’est vraiment intéressant pour eux. On est dans le monde du lavable et du réutilisable, et on savait que les tissus à partir de matériel recyclé existaient, alors on a regardé si c’était possible pour nos couches.»

Afin d’intégrer des bouteilles de plastique à la composition des couches, les bouteilles sont d’abord fondues, et un fil est créé à partir de ce matériel. Le tissu extérieur de la couche est ainsi créé à partir de ce fil, alors qu’il était autrefois de polyester régulier fait à 100% de matière synthétique.

«On les a fait tester pour utilisation et le fil ressemble vraiment au tissu régulier, poursuit Agathe Martineau. On s’est basé sur notre plus grand vendeur, la couche à poche, le produit qu’on sait qui est à point.»

Elle affirme en outre que la production de la couche recyclée est un peu plus chère – elle coûtera 50 cents de plus que le modèle régulier – mais elle constate que l’intérêt des gens est présent. Leur publication sur les médias sociaux à propos de la nouveauté est d’ailleurs celle qui a suscité le plus de réactions «depuis un bon bout», indique-t-elle.

 

 

La couche lavable de plus en plus populaire

En huit ans, la couche lavable a fait beaucoup de chemin sur le marché québécois. Depuis sa création en 2013, La Petite Ourse vit une croissance constante et a vu un changement complet dans la perception des gens sur la couche lavable.

«Au début, dans les salons de maternité-paternité, les gens passaient devant nous comme s’ils étaient devant un kiosque d’assurance, illustre Agathe Martineau. Ils marchaient vite et avaient des "conversations super importantes". Puis, en 2019, lors de notre dernier salon, on avait un grand kiosque avec trois caisses et on devait gérer les files d’attente dans le corridor pour ne pas trop importuner les autres kiosques!»

Elle ajoute que la communauté adepte des couches lavables est aujourd’hui très active et que c’est assez facile de trouver des mamans volontaires pour tester de nouveaux produits ou répondre à d’autres appels à tous.

«Les gens qui aiment les couches lavables, ils aiment vraiment ça, poursuit-elle. C’est une communauté de supers mamans impliquées. Par exemple, on a récemment fait une publication Facebook pour une pub télé où l’on devait avoir sept familles. En quelques heures, une centaine de volontaires s’étaient manifestés.»

Une vague de pandémie

La pandémie a également donné un coup d’accélération pour l’entreprise, qui a connu son meilleur mois à vie en avril 2020, «et de loin!», précise la co-propriétaire.

Contrairement à quelques industries, La Petite Ourse n’a pas connu de problème d’approvisionnement, alors que le confinement est tombé tout juste avant le salon maternité-paternité. Ainsi, les importantes commandes prévues pour le salon, qui a été annulé, ont pu servir pour répondre à l’augmentation des commandes en ligne.

«Ç'a bien tombé jusqu’ici, on est vraiment privilégié», souligne Agathe Martineau.

La vague s’est depuis essoufflée, mais la compagnie est tout de même de retour à sa croissance d’avant-pandémie. Elle espère maintenant que les nouvelles couches recyclées donneront le prochain élan.

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