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Deux nominations pour la golfeuse de Brossard Sarah-Andréa Landry

lundi le 29 novembre 2021
Modifié à 0 h 00 min le 02 décembre 2021
Par Michel Hersir

Sarah-Andréa Landry (Photo : Gracieuseté)

Sarah-Andréa Landry prend tranquillement sa place sur la scène du golf au Québec. Le travail de la golfeuse de Brossard a été souligné par la PGA du Québec, qui l’a inclus dans son top 25 pour l’année 2021, en plus de la nommer apprenti de l’année de l’organisation.

À sa première année comme membre professionnel du club de golf Pinegrove à Saint-Jean-sur-Richelieu, la femme de 31 ans se réjouit de voir son travail reconnu.

«Je trouve ça très le fun parce que c’est une reconnaissance des pairs, souligne la golfeuse. C’est vraiment une belle tape dans le dos, d’autant plus qu’il n’y a pas beaucoup de femmes dans l’industrie du golf. Ça me donne un boost pour continuer.»

Ces reconnaissances ont d’ailleurs très peu à voir avec les prestations sur le terrain de golf en soi. Elles sont plutôt orientées vers l’éducation et le travail au club de golf.

Par exemple, le programme Top 25 de la PGA du Québec se base principalement sur des formations et des ateliers, les golfeurs amassant des points pour leur implication dans le développement de leur carrière et dans l’amélioration de leurs connaissances et compétences.

Professionnelle, mais apprentie

Sarah-Andréa est professionnelle depuis 2018, mais est tout de même considérée comme apprentie. C’est qu’elle n’a pas fini sa formation pour être Classe A, un titre équivalent à maître électricien, explique-t-elle.

Pour y arriver, un golfeur doit passer un test de jeu, travailler un minimum de 3000 heures dans l’industrie et passer un certain nombre de cours pour atteindre 30 crédits.

Il ne manque qu’un seul cours à Sarah-Andréa pour y arriver, qu’elle n’a pu passer parce qu’il ne se donnait pas durant la pandémie. Sinon, elle aurait complété le tout en un an et demi.

Un détour par l’Arkansas

Si l’athlète est aujourd’hui professionnelle pour un club de golf, le sport ne l’intéressait pas du tout dans sa jeunesse. C’est lorsque son père est tombé en arrêt de travail qu’elle a commencé à jouer régulièrement, prenant plaisir à vaincre son paternel.

Depuis, elle n’a plus arrêté.

Elle s’est notamment alignée pour l’équipe de golf de l’université Arkansas State en 2011, réalisant son rêve d’aller étudier aux États-Unis.

La golfeuse a adoré l’expérience, même si elle ne l’a pas menée jusqu’au diplôme, faute de reconnaissance des cours – ses cours au cégep n’étaient pas reconnus là-bas et ceux suivis aux États-Unis ne l’auraient pas été ici.

«Mon plan n’était pas d’habiter aux États-Unis, alors j’ai pris une décision pour le long terme, soutient-elle. Les études, c’était important pour moi, je suis la première de ma famille à aller au cégep, à avoir un diplôme universitaire. Je ne le faisais pas juste pour le papier, ça devait avoir une valeur.»

Le golf en effervescence

Parmi tous les sports en temps de pandémie, le golf est l’un ceux qui s’adaptent le mieux au contexte, alors qu’il est facile de le pratiquer en respectant la distanciation. L’engouement pour ce loisir est donc de plus en plus fort.

«Ceux qui jouaient déjà beaucoup ont continué à jouer, ceux qui jouaient peu ont beaucoup joué et ceux qui ne jouaient pas ont commencé!» constate Sarah-Andréa.

Ce n’est ainsi pas le travail qui manquait au club Pinegrove durant l’année 2021, et ce, malgré les restrictions présentes. Elle estime que les activités du club ont repris à 80% par rapport à une saison normale, un bon bilan considérant que certains types de tournoi étaient interdits pendant une partie de l’été.

«Ça revient tranquillement, indique-t-elle. Après deux ans sans se voir, les gens sont heureux au terrain de golf!»

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