Bientôt de nouveaux aménagements pour sécuriser le secteur du parc Jardin de Médicis

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Par Geneviève Michaud
Bientôt de nouveaux aménagements pour sécuriser le secteur du parc Jardin de Médicis
Parents et enfants de la rue Asselin – dont Stéphane Meikle, à gauche –, en compagnie du conseiller Éric Bouchard, à droite, en jaune (Photo : Gracieuseté)

Après près de trois ans de démarches de la part des parents et enfants du quartier, la Ville de Longueuil mettra prochainement en place de nouvelles mesures pour assurer la sécurité à proximité du parc Jardin de Médicis.

Situé dans un quartier résidentiel paisible de l’arr. du Vieux-Longueuil, le petit parc Jardin de Médicis se trouve dans une courbe de la rue Asselin.

Rencontré par Le Courrier du Sud en août 2020, Stéphane Meikle racontait que la limite de vitesse de 30 km/h – qui ne s’applique que devant le parc, la rue passant à 40 km/h à quelques mètres de chaque côté – y est rarement respectée par les automobilistes. Idem pour l’arrêt obligatoire à la hauteur de la traverse piétonne reliant deux portions d’un sentier pédestre et cyclable et permettant d’accéder au parc.

Traverse lumineuse et interdiction de stationnement

Afin de remédier à la situation, la Ville prévoit d’abord de retirer le panneau d’arrêt obligatoire, qui est non réglementaire, pour le remplacer par une traverse piétonne jaune.

«Avec une telle traverse, quand quelqu’un met un pied sur la ligne, l’automobiliste doit s’arrêter», rappelle le conseiller municipal Éric Bouchard, membre de la Commission du transport actif et de la circulation, qui a piloté le dossier.

Une balise flexible au centre de la rue ainsi qu’un panneau lumineux clignotant avertiront les automobilistes de la présence du passage pour piétons. La balise rappellera également la limite de visite de 30 km/h.

«C’est le nec plus ultra de la sécurité.»

 

– Éric Bouchard

Pour améliorer la visibilité à l’approche de la traverse, le stationnement sera également interdit, des deux côtés de la rue Asselin, sur une distance de 25 mètres, alors que le ministère des Transports le recommande pour 5 mètres.

Les mesures, qui nécessitent l’approbation du comité exécutif de la Ville, devraient être mises en place au cours des prochains mois.

Les résidents satisfaits

«C’est exactement tout ce qu’on demandait depuis le début, se réjouit Stéphane Meikle. On est super contents parce que les enfants qui vont traverser vont voir et être vus.»

Ce dernier tient à souligner l’implication d’Éric Bouchard dans le dossier, qui a mené à ce dénouement heureux.

Alexandre, Adèle (happée par un cycliste en août 2020), Lucas, Antoine et David sont bien contents des mesures qui assureront enfin leur sécurité aux abords du parc. (Photo : Gracieuseté)

«Les citoyens de la rue Asselin remercient M. Bouchard pour son efficacité dans le dossier.»

«Le travail de l’élu, qui est la courroie de transmission entre l’administration et les citoyens, et vice versa, est de déterminer, dans un cas comme celui-ci, s’il y a matière à intervenir, soutient Éric Bouchard. Quand j’ai rencontré M. Meikle, en août 2020, j’ai rapidement compris qu’il fallait agir.»

Longues démarches

Les premières requêtes de Stéphane Meikle et des citoyens de la rue Asselin remontent pourtant à juin 2018. À ce moment-là, leurs demandes, présentées par le conseiller du secteur Benoît L’Écuyer, avaient été rejetées par la Commission de circulation.

En entrevue au Courrier du Sud, M. L’Écuyer souligne d’ailleurs d’entrée de jeu le fait que les mesures adoptées aujourd’hui sont exactement celles qu’il réclamait en 2018.

«Ç’a pris un accident [une piétonne de 6 ans happée par un cycliste en août 2020] pour que tout d’un coup, ce que j’avais demandé et qui avait été refusé soit maintenant conforme», lance-t-il.

Il note entre autres que le bollard au centre de la rue avait été refusé en 2018 parce que la largeur de rue n’était pas suffisante.

«En bout de ligne, ce sont les gens qui ont payé pour ce délai», déplore l’élu, qui tient à remercier les citoyens qui se sont impliqués dans le dossier.

«Je suis arrivé à la Commission après la première décision, alors je ne saurais dire pourquoi les demandes avaient été refusées, affirme quant à lui Éric Bouchard. Mais depuis que j’ai pris le dossier, en août 2020, je considère que ç’a été assez rapide.»

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Luis
Luis
24 jours

Réduire le stationnement et installer un bollard c’est positif, mais pas convaincu qu’enlever le panneau arrêt est une bonne idée. Les automobilistes respectent encore moins les passages pour piétons (marquage jaune).

Les ingénieurs civils se cachent souvent derrière le livre des «règles» comme s’il s’agissait d’une loi divine immuable. Ces normes ont été principalement conçues à une époque où l’automobile était roi. Les piétons et cyclistes sont une réflexion après coup.

Une meilleure solution serait de réduire la largeur de la rue avec des avancées de trotoir et d’aménager un dos d’ane allongé sur lequel on aménage le passage pour piéton, comme on retrouve à Saint-Lambert sur l’avenue Saint-Charles, par exemple.

Ces mesures coûteraient plus cher, donc le meilleur moment pour le faire serait lorsque toute la rue doit être refaite à neuf. En attendant, la mesure de la ville suffira, malgré la suppression illogique du panneau d’arrêt.

Suzanne
Suzanne
23 jours
Répondre à  Luis

La rue est déjà tellement étroite qu’il faut interdire le stationnement pour permettre l’ajout d’un seul bollard. Vous voulez empêcher la circulation en aménageant des avancées de trottoir?

Luis
Luis
22 jours
Répondre à  Suzanne

Suzanne, c’est faux. La rue n’est pas étroite. Elle fait ~28 pieds de large. Le boulevard de Maisonneuve à Montréal, avec ses 2 voies de circulation en face de la Place des Arts, fait ~22 pieds de large. Il y a donc facilement ~6 pieds qui peuvent être retranchés à l’endroit du passage.

C’est prouvé que la largeur d’une rue a un énorme impacte sur la vitesse. Plus que la rue est étroite, plus les véhicules ralentissent. Pas nécessaire de mettre des avancées partout, seulement au passage.

Il n’est pas nécessaire non plus de permettre à 2 véhicules de passer un à côté de l’autre. Sur de nombreuses rues de la ville, lorsqu’il y a des voitures stationnées des deux côtés, il y a souvent une situation où une seule voiture peut passer à la fois. Un véhicule venant de l’autre sens doit ralentir et attendre. Ce cas ici ne serait pas différent.

Stephane
Stephane
11 jours

ouf ! on part de loin …..qui motive votre implication et surtout ,vous étiez …..où…..lors des échanges de la première publication
bonne soirée
Stephane