Bilan routier 2018 de la SAAQ: la Montérégie toujours la région la plus meurtrière

Photo de Philippe Lanoix-Meunier
Par Philippe Lanoix-Meunier
Bilan routier 2018 de la SAAQ: la Montérégie toujours la région la plus meurtrière
(Photo : Archives – Le Courrier du Sud)

Malgré une diminution de 4,6% des accidents en 2018, la Montérégie demeure la région la plus meurtrière du Québec avec 67 décès.

Malgré tout, le nombre d’accidentés a diminué de 1723 par rapport à l’année précédente, soit 3 décès, 68 blessés graves et 1652 blessés légers de moins. Cette amélioration globale est d’autant plus remarquable considérant l’augmentation de près de 1% du nombre de véhicules en circulation et de plus de 1% du nombre de titulaires de permis, augmentant le potentiel d’accident.

La Montérégie loin devant

Encore une fois, la Montérégie est la région la plus meurtrière avec 67 décès en 2018, ce qui la place loin devant ses plus proches poursuivantes, soit Chaudière-Appalaches (30 décès), Lanaudière (29 décès) et les Laurentides (29 décès).

Les accidents mortels sur les routes de la région ont bondi de 11,7% comparativement à 2017 et de 5% depuis 2013.

La Montérégie détient la place peu envieuse de la région la plus meurtrière sur les routes depuis cinq années consécutives.

Huit régions sur dix-sept ont connu une diminution du nombre de décès par rapport à 2017. Dans sept des autres régions, ce nombre a augmenté, alors qu’il est resté stable pour les régions de Montréal et de Chaudière-Appalaches.

La plus importante variation en nombre concerne la région de la Capitale-Nationale, avec une baisse de 13 décès par rapport à 2017. On note également une baisse de 11 décès pour la région du Nord-du-Québec, alors que la région de Lanaudière présente une hausse de 11 décès.

«Ne pas baisser la garde»

«Bien que le bilan routier 2018 se soit amélioré, chaque victime est une victime de trop, a mentionné le ministre des Transports François Bonnardel, lors du dévoilement du bilan. Il ne faut évidemment pas baisser la garde, mais plutôt continuer nos efforts visant la diminution des décès et des blessés sur nos routes. J’ai ainsi demandé à la Société de l’assurance automobile (SAAQ) de mettre sur pied un accès graduel à la conduite moto, basé sur l’expérience de conduite, pour la saison 2020. De plus, avec l’hiver qu’on a eu et ses nombreux carambolages, j’ai également demandé de tenir une campagne de masse sur la conduite hivernale pour sensibiliser davantage les automobilistes, pour la saison 2019-2020.»

 

Faits saillants du bilan routier 2018 

Un retour à l’amélioration pour les 15 à 24 ans

  • Le nombre de décès chez les 15 à 24 ans est passé de 77 en 2017 à 50 en 2018, une amélioration de 21,9% par rapport à la moyenne de 2013 à 2017.
  • Le nombre de blessés graves est passé de 374 à 304 pour la même période, une amélioration de 20,4% par rapport à la moyenne de 2013 à 2017.
  • Près de 1 décès sur 3 est survenu entre 20h et minuit.
  • Les accidents sont survenus principalement la fin de semaine, l’été ou l’automne.
  • Chez 35,5% des 15 à 24 ans occupant un véhicule de promenade qui sont décédés, le non-port de la ceinture de sécurité était en cause alors qu’en 2017, la proportion était de 25,5%.
  • La vitesse et la conduite imprudente sont en tête des principaux facteurs de décès.

Des signes encourageant pour les cyclistes

  • Les nombres de blessés graves et de blessés légers chez les cyclistes ont diminué respectivement de 29,5% et de 12,5% par rapport à 2017, alors que le nombre de décès est resté stable à 10.
  • Le nombre d’accidentés à vélo est en baisse de 17,6% par rapport à la moyenne des 5 dernières années.
  • Pour 63,1% des accidentés, la collision avec un véhicule routier a eu lieu à une intersection.
  • La distraction était la principale cause d’accident et concernait autant le conducteur que le cycliste.

Baisse des accidentés pour les motocyclistes

  • Le nombre de décès chez les motocyclistes est demeuré stable à 49, alors que les nombres de blessés graves et de blessés légers ont connu une baisse respective de 5 et de 54 par rapport à 2017.
  • Pour 49,3% des accidentés, la moto était le seul véhicule impliqué, comparativement à 31,2% pour le total des accidentés non motocyclistes.
  • La distraction, la vitesse et le fait de ne pas céder le passage étaient les principales causes d’accidents.
  • C’est en été, l’après-midi et la fin de semaine, sur des routes droites et entre les intersections, que sont survenus principalement les accidents.

Plus de blessés mais moins de décès pour les piétons

  • Le nombre de décès de piétons est en diminution de 9,2%, passant de 76 en 2017 à 69 en 2018. Il est cependant en augmentation de 16,9% par rapport à la moyenne de 2013 à 2017.
  • Les nombres de blessés graves et de blessés légers ont augmenté respectivement de 5,8% et de 3,1% par rapport à 2017.
  • La distraction sous toutes ses formes a été la principale cause d’accident et concernait autant le conducteur du véhicule que le piéton.
  • Dans 66,3% des cas, le piéton traversait la chaussée.
  • Près d’un accident sur trois est survenu entre 16h et 19h.
  • C’est à l’automne que sont survenus 32,4% des blessures et des décès.

Hausse des accidentés chez les 75 ans ou plus

  • Le nombre de décès chez les 75 ans et plus est passé de 43 en 2017 à 52 en 2018, une hausse de 20,9%. Ce nombre est en hausse de 2,8% par rapport à la moyenne de 2013 à 2017.
  • Le nombre de blessés graves est passé de 57 à 84 pour la même période, une hausse de 47,4% et de 11,7% par rapport à la moyenne de 2013 à 2017.
  • Dans 38% des cas, les personnes décédées étaient des piétons.
  • Quatre accidents sur 10 sont survenus entre 12h et 16h.
  • La distraction était la cause d’accident la plus souvent mentionnée.
Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des