Le 22 août 1920, un incendie menace le pont Victoria

Le 22 août 1920, un incendie menace le pont Victoria
(Photo : Société historique et culturelle du Marigot)

Chronique de l’historien Michel Pratt

Vers 2h dans la nuit du dimanche 22 août 1920, le pont Victoria est menacé. Environ le tiers  du plancher réservé aux autos et aux piétons, situé au centre du pont, est la proie des flammes.

C’est un membre de l’équipage d’un train du Grand Tronc qui s’en rend compte. Cinq locomotives arrivent sur les lieux, mais leur équipement est inadéquat compte tenu de l’ampleur du feu et de sa rapide propagation.

Les pompiers de Montréal et ceux de Saint-Lambert sont donc appelés en renfort. De nombreux boyaux d’arrosage sont raccordés pour atteindre la cible. Après 3 heures d’efforts, le feu est maîtrisé.

Le pont étant bloqué à toute circulation automobile, on ne chôme pas au traversier de Longueuil. À 18h, plus de 450 automobiles font la queue du quai de la rue Quinn jusqu’au chemin de Chambly. La nuit venue, certains d’entre eux, notamment des touristes américains arrivés sans avertissement dans le courant de la journée, doivent dormir à la belle étoile en attendant leur tour.

Le débat sur la nécessité d’un nouveau pont est relancé avec vigueur à la suite de l’incendie; 10 ans plus tard, on inaugure ainsi le pont Jacques-Cartier.

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