Choses sauvages: du rock, toujours plus de rock

Par Stagiaire
Choses sauvages: du rock, toujours plus de rock
Le groupe Choses Sauvages (Photo : Kelly Jacob – Gracieuseté)

Le groupe de musique Choses sauvages se produira en compagnie des Vulgaires Machins sur la scène du Dock619 à Longueuil le 20 septembre. Les fonds amassés iront au Camp rock pour filles et jeunes de genre non-conforme de Montréal, un camp de jour musical de la métropole.

«En spectacle, notre musique est très intense et dansante», lance d’emblée le guitariste de Choses Sauvages Marc-Antoine Barbier en entrevue avec Le Courrier du Sud.

«On a vraiment hâte de jouer avec les Vulgaires Machins poursuit-il. On les écoutait quand on était jeunes, ce sera un « fun party« .»

Marc-Antoine Barbier est heureux d’être associé au Camp rock. «C’est une cause qui nous tient à cœur», ajoute-t-il, même s’il trouve l’association étonnante puisque le groupe ne contient que des hommes.

«La musique est importante quand on est jeune, pour les filles entre autres», explique-t-il. Et il est heureux de pouvoir servir de modèle aux jeunes «même si c’est inconscient», avoue-t-il.

Amis depuis l’adolescence

Le groupe Choses Sauvages est formé de Félix Bélisle (voix, basse), Marc-Antoine Barbier (guitare, voix), Tommy Bélisle (claviers, voix), Thierry Malépart (guitare, claviers) et Philippe Gauthier Boudreau (batterie, voix).

Les cinq membres sont originaires de Saint-Eustache et se sont connus sur les bancs d’école.

«C’est une vieille histoire d’amis», mentionne le guitariste. Ils ont appris à jouer de la musique ensemble et décidé de former un band. Avec le temps, ils sont devenus plus sérieux même s’ils «niaisent beaucoup», notamment sur le compte Instagram du groupe.

Leur style musical est difficile à décrire: «On puise à différentes influences, avance l’artiste, et on change de chanson en chanson. Mais on peut dire que c’est une formation rock qui groove pas mal.»

«On écoute tous les genres de musique: de l’électro, de la musique africaine et du punk, renchérit le musicien. On a été influencés par LCD Soundsystem. À l’époque, on s’échangeait des fichiers MP3 par courriel et on se passait des CD.»

Le groupe a beaucoup d’influences new wave. L’album éponyme de Choses Sauvages est sorti il y a un an. Mais Apophis, leur plus récente chanson, amène le public ailleurs, témoignant de l’exploration musicale du quintette.

Le poids du nombre

Paru en août 2018, l’album Choses Sauvages est entièrement francophone. «Les textes sont devenus importants depuis qu’on fait de la musique en français, confie Marc-Antoine Barbier. On veut des textes qui se tiennent et qui ne sont pas clichés.»

«On veut être à l’aise avec ce qu’on dit et explorer le langage en conséquence», insiste-t-il.

La démarche créative est simple: le groupe se rencontre et improvise. Lorsque des morceaux semblent plus prometteurs, les musiciens les enregistrent sur leurs téléphones intelligents et les retravaillent. «La musique vient d’abord et on ajuste les paroles», explique-t-il.

Choses Sauvages commence à connaître le succès. «On tourne dans les radios étudiantes et à Radio-Canada, se targue-t-il fièrement. Les gens se déplacent pour nous voir: le public est de plus en plus nombreux.»

Les membres de Choses Sauvages ne peuvent pas encore vivre de leur musique «même si ça marche de mieux en mieux», confirme M. Barbier. Leur occupation principale devient graduellement la musique.

Le groupe ne fait peut-être pas partie des «A»… «Mais ce qui se passe en marge est aussi intéressant et a de plus d’impact», conclut-il.

Outre le spectacle du 20 septembre à Longueuil, le groupe prépare un grand concert au Club Soda le 8 novembre.

Rens.:Chosessauvages.com

 

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