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Cinq ans plus tard, le meurtre de Jenique Dalcourt est toujours non résolu

mardi le 15 octobre 2019
Modifié à 11 h 49 min le 15 octobre 2019
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Le soir du 21 octobre 2014, alors qu’elle rentre du travail, Jenique Dalcourt, 23 ans, est battue à mort à coups de barre de métal aux abords d’une piste cyclable de l’arr. du Vieux-Longueuil. https://www.dailymotion.com/video/x7mpuln Dès le lendemain, la scène de crime est rouverte. Des passants déposent des fleurs à l’endroit où le corps a été retrouvé. La scène est bouclée de nouveau en soirée par les policiers, qui fouillent l’endroit à la recherche de nouveaux éléments de preuves. Selon des experts, la présence de nombreux curieux et de travailleurs municipaux a cependant déjà contaminé la scène de crime, rendant le reste de l’enquête beaucoup plus ardu. [caption id="attachment_41410" align="alignnone" width="480"] Jenique Dalcourt (Photo: Archives - Le Courrier du Sud)[/caption] Quelques jours après le meurtre, un individu de 26 ans est arrêté et interrogé par les policiers. Selon ce que le quotidien La Presse révèle en avril 2015, le SPAL aurait fait appel à un agent double pour tenter de soutirer des confessions incriminantes au suspect. Les policiers auraient placé le suspect dans une cellule avec un prisonnier qui était en fait un agent «déguisé». Le subterfuge n’aurait cependant pas fonctionné et le suspect se serait rapidement réfugié dans le silence, cessant toute collaboration avec les policiers. Le 27 octobre 2014, soit six jours après le meurtre, les autorités convient les médias au palais de justice de Longueuil pour le dépôt d’accusations officielles, mais à la grande surprise de la famille et des proches de Jenique, les procureurs indiquent que les preuves ne sont pas assez concluantes pour accuser l’individu. L’homme est donc relâché le jour même. À LIRE AUSSI: Monique Dalcourt: vivre l’enfer Selon Claude Poirier, le dossier devrait être confié au Bureau des enquêtes indépendantes Environ un an plus tard, soit le 26 novembre 2015, après avoir examiné et analysé l’ensemble de la preuve soumise par le SPAL, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) annonce qu’il ne déposera pas d'accusation criminelle. «Le dossier, tel que soumis, ne comporte pas les éléments essentiels suffisants pour porter des accusations», indique le DPCP par voie de communiqué. Cinq ans plus tard, le SPAL assure Le Courrier du Sud que l’enquête est «toujours en cours et extrêmement prioritaire» et qu’elle est pilotée «par une équipe d’enquêteurs d’expérience».

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