CISSS Montérégie-Est : 948 plaintes à la commissaire en 2019-2020

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Par Katherine Harvey-Pinard
CISSS Montérégie-Est : 948 plaintes à la commissaire en 2019-2020
(Photo : Le Courrier du Sud - Archives)

Le bureau de la commissaire aux plaintes et à la qualité des services du CISSS Montérégie-Est a reçu 948 plaintes, incluant celles d’ordre médical, au cours de l’année 2019-2020.

C’est ce qu’elle mentionne dans son rapport annuel de gestion, rendu public le 29 octobre.

En excluant celles médicales, 853 plaintes ont été traitées par la commissaire, ce qui représente une augmentation de 6% par rapport à l’année dernière. De ce nombre, 51,7% concernent les centres hospitaliers, 27% les CLSC, 12,3% les installations dédiées aux jeunes en difficulté, 5,8% les CHSLD et 3% les ressources intermédiaires.

Le motif prédominant de ces 853 plaintes constitue les soins et services dispensés (30,6%), tandis que le moins fréquent constitue la maltraitance (0,3%). L’accessibilité, l’aspect financier (frais de chambre et de transport ambulancier) et les relations interpersonnelles forment à eux trois 52% des motifs de plaintes.

Les 1184 différents motifs de plaintes cumulés ont donné lieu à 686 mesures correctives implantées par le CISSS au cours de l’année, le délai moyen de traitement des plaintes s’élevant à 32 jours.

«L’année 2019-2020 aura été une année marquée par le développement, les investissements, la poursuite de l’amélioration de l’accessibilité aux services et la continuité de la croissance et du maintien d’une saine gestion financière», mentionne la présidente-directrice générale du CISSS de la Montérégie-Est, Louise Potvin.

Plaintes à caractère médical

Les plaintes médicales, c’est-à-dire reliées à la conduite, au comportement ou à la compétence d’un médecin, d’un dentiste, d’un pharmacien ou d’un résident s’élèvent quant à elles à 95, ce qui représente une diminution de 17,4% par rapport à l’année dernière.

Les soins et services dispensés (64,8%) constituent le motif principal de plainte.

«La perception d’un manque d’écoute ou empathie de la part du médecin est soit le reproche principal ou le déclencheur d’une plainte si une complication inattendue survient. Dans 36% des cas, ce sont les proches et non les patients eux-mêmes qui demandent notre intervention», peut-on lire dans le mot d’introduction du médecin examinateur, D<@V>r<@$p> Marcel M. Boucher.

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