Club des petits déjeuners: 25 ans à nourrir les enfants

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Par Vanessa Picotte
Club des petits déjeuners: 25 ans à nourrir les enfants
Le Club des petits déjeuners a célébré son 25e anniversaire en servant des petits déjeuners aux élèves de l’école Lionel-Groulx de Longueuil, le 5 novembre. (Photo : Jean Laramée - Le Courrier du Sud)

Le Club des petits déjeuners célébrait cette semaine son 25e anniversaire. Des premiers petits déjeuners servis à l’école Lionel-Groulx aux 40 millions servis l’année dernière à travers le pays, l’organisme s’est bâti une réputation inébranlable.

Ce projet de «nourrir le potentiel et la santé des enfants en leur donnant une chance égale de réussite, un petit déjeuner à la fois», qui rayonne maintenant d’un bout à l’autre du Canada, a pris naissance dans une école primaire de Longueuil. Le président-fondateur Daniel Germain et la cofondatrice Judith Barry ont d’ailleurs servi le petit déjeuner aux jeunes de l’école Lionel-Groulx pour souligner leur 25e anniversaire, le 5 novembre. Ils étaient accompagnés de la directrice Thérèse De Clerk, qui a vu le projet prendre forme sous ses yeux en 1994.

Photo: Jean Laramée – Le Courrier du Sud

«Daniel et Judith sont arrivés avec un espèce de rêve, se souvient Mme De Clerk. Il fallait que tout mon personnel adhère à ce projet-là pour que ça fonctionne.»

Une vision contagieuse qui rassemble

Le Club des petits déjeuners a rapidement fait ses preuves et pris de l’expansion. En 1999, le Club est déjà implanté dans une cinquantaine d’écoles. Le programme perce également le Canada anglais en lançant le Breakfast Club of Canada en 2006. Après avoir fusionné les deux entités en 2014, les petits déjeuners sont servis dans 1300 écoles. Désormais présents sur l’ensemble du territoire canadien, le Club contribue à nourrir plus de 250 000 enfants dans 1800 établissements scolaires au pays.

«C’est un parcours excessivement émotif et c’est un grand moment de réflexion qui a débuté dans les dernières semaines. Ça m’a permis de réaliser comment une vision et un projet peut devenir contagieux, explique Daniel Germain. Ce n’est plus ton rêve ou ta vision, mais ça devient le rêve et la vision de plusieurs. L’impact d’un premier projet dans une école à Longueuil s’est multiplié dans 1800 écoles au Canada, c’est tout à l’honneur des gens qui y ont cru depuis le début.»

De grandes ambitions

Même dans ses rêves les plus fous, jamais Daniel Germain n’aurait pu rêver d’une aussi grande progression pour le Club des petits déjeuners.

Photo: Facebook – Club des petits déjeuners

«Quand tu es dedans, c’est au quotidien que ça se passe, lance-t-il. Un an plus tard, tu as trois écoles et cinq ans plus tard, tu as en quarante et ainsi de suite. Il y a eu beaucoup de moments cruciaux dans l’histoire de cette vision, notamment lorsque j’ai décidé d’aller défricher le Canada. Ce n’était pas toujours naturel au début pour le reste du Canada, mais je pense que quand tu aides les enfants à la base, les gens se rallient à ta cause.»

Daniel Germain rappelle que «il y a plein d’endroits dans le monde qui ont décidé de nourrir tous les enfants le matin».

Le gouvernement du Québec finance d’ailleurs le Club des petits déjeuners depuis un an pour rejoindre près de 300 nouvelles écoles. Un projet pilote dans les garderies est également sur la table.

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