Collision entre deux avions: les appareils volaient à la mauvaise altitude

Collision entre deux avions: les appareils volaient à la mauvaise altitude

L’accident aérien survenu le 17 mars 2017 a coûté la vie à un apprenti-pilote de 21 ans.

Crédit photo : Archives - Le Courrier du Sud

ENQUÊTE. C’est la combinaison de deux erreurs de pilotage qui a provoqué l’accident aérien qui a fait un mort et deux blessés à Saint-Bruno-de-Montarville, le 17 mars 2017.

Dans son rapport d’enquête publié le 5 septembre, le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) conclut que les deux Cessna 152 sont entrés en collision à une altitude où aucun des deux ne devait se trouver.

En fait, l’un des pilotes volait trop haut et l’autre, trop bas. Selon le rapport du BST, ils ont tous deux «dévié des restrictions d’altitude transmises par le contrôle de la circulation aérienne juste avant d’entrer en collision».

L’un des pilotes rentrait à l’aéroport de Saint-Hubert après un vol d’entraînement dans le cadre d’une formation en aviation commerciale, tandis que le second venait de décoller du même aéroport pour amorcer son vol d’entraînement.

Pour des raisons qui demeurent inconnues, le premier pilote est descendu 100 pieds sous le seuil des 1600 pieds qui lui avait été fixé par la tour de contrôle aérien. Quant à l’autre, il est monté de 400 pieds au-dessus du plan de vol, prévu à 1100 pieds.

La collision mortelle est survenue à 12h38, tout juste au-dessus des Promenades St-Bruno.

Le premier appareil s’est écrasé dans le stationnement du centre commercial. Son pilote de 21 ans a succombé à ses blessures.

L’autre appareil s’est écrasé sur le toit. Son pilote de 23 ans a été gravement blessé.

Une personne qui se trouvait au sol au moment du drame a subi un choc nerveux et a dû être transportée dans un centre hospitalier.

Problèmes linguistiques

Selon le rapport du BST, les aviateurs, tous deux des étudiants chinois qui maîtrisaient mal le français et l’anglais, auraient été perturbés par un problème de télécommunications.

Les tests de compétences linguistiques pour l’aviation (TCLA) ont démontré que le niveau de maîtrise de l’anglais des deux pilotes était «conforme au niveau fonctionnel minimal de compétences acceptables reconnu à l’international pour les communications aéronautiques».

Le BST mentionne cependant qu’il est impossible de déterminer «si, et dans quelle mesure, les examinateurs désignés gèrent le TCLA de manière à en assurer la validité, la fiabilité et la normalisation à l’échelle nationale».

À la suite de l’accident, Transports Canada a émis un avertissement à la sécurité de l’Aviation civile recommandant aux unités de formation au pilotage de s’assurer que les apprentis pilotes maîtrisent adéquatement l’anglais avant de pouvoir voler.

 

Commenter cet article

avatar