COVID-19: reprise des visites aux détenus dans un contexte difficile

COVID-19: reprise des visites aux détenus dans un contexte difficile
(Photo : Gracieuseté)

Les premiers établissements de détention ont rouvert aux visiteurs le 9 juillet avec un dispositif particulier. Les visiteurs doivent notamment «se soumettre à une vérification active», se laver les mains, porter un masque et pratiquer l’éloignement physique.

Bien que la totalité des effectifs du service correctionnel ne soit pas de retour, les portes des établissements pénitentiaires sont à nouveau ouvertes aux aînés, aux aumôniers, aux membres des comités consultatifs de citoyens, aux avocats, contractuels, etc.

Les visites doivent être réservées et confirmées 48 heures à l’avance. Elles sont soumises à des restrictions sur la durée et le nombre de personnes autorisées. La survenance d’un nouveau cas de COVID-19 ou des risques opérationnels tels qu’une panne de courant ou un problème de maintenance pourraient causer l’annulation de la visite.

Taux d’infection élevé

Le Service correctionnel du Canada (SCC) a signalé des éclosions dans 5 des 43 établissements sur l’ensemble du territoire depuis le début de la pandémie. Toutes les éclosions dans les établissements fédéraux sont maintenant terminées, selon la même source.

En date du 22 juillet, le SCC annonce dans les prisons fédérales 360 cas positifs sur 1460 tests. On enregistre 357 sujets rétablis, 2 décès et un cas actif. La majorité des personnes infectées se concentre au Québec (centre de formation et établissement Joliette), en Ontario et en Colombie-Britannique.

Une enquête conduite par CBC/Radio Canada dans chaque département correctionnel du Canada en mai et juin a établi que 601 détenus et 229 employés ont contracté la COVID-19 dans 39 établissements fédéraux et provinciaux. Malgré la remise en liberté des milliers de pensionnaires dans plusieurs provinces, les taux d’infection dans les institutions carcérales seraient en moyenne cinq fois plus élevés dans les établissements provinciaux que dans la population générale, et neuf fois plus élevés dans les pénitenciers fédéraux selon le diffuseur public.

Une situation qui serait la conséquence de la proximité en milieu carcéral. Le service correctionnel du Canada se dit déterminé à réduire les risques à travers une batterie de mesures préventives. Les allées et venues dans les pénitenciers sont limitées depuis le 13 mars.

Un texte de Godlove Kamwa, Initiative de journalisme local, Le Canada Français

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