Créer une ville de papier et numérique: hommage multidisciplinaire à Claude Lafortune

Créer une ville de papier et numérique:  hommage multidisciplinaire à Claude Lafortune
(Photo : Gracieuseté)

Des élèves de six écoles primaires et secondaires de la Rive-Sud, en collaboration avec des accompagnateurs en technologies numériques, prennent part à un projet multidisciplinaire d’envergure qui s’inspire du travail du créateur de Longueuil Claude Lafortune, à qui l’on doit notamment l’Évangile en papier. La mission: créer une ville en papier tridimensionnelle, dont certains segments deviendront permanents grâce à l’impression numérique 3D.

«Longueuil en papier à l’ère numérique: Passe ton ciseau au suivant!», tel est le nom du projet de médiation culturelle mis sur pied par l’artiste pédagogue spécialiste en arts visuels et coordonnatrice de projets en médiation culturelle Cathy Jolicoeur, qui s’échelonnera jusqu’en mai 2020.

Il rallie des enseignants titulaires ou spécialistes en arts plastiques et d’autres domaines de six écoles qui participent à ce projet réunissant art, sciences et nouvelles technologies. Le savoir de l’enseignant de sciences et technologies Sylvain Brunet ainsi que celui d’ingénieurs de Pratt & Withney seront mis à contribution.

L’école primaire Christ-Roi, l’école secondaire Mgr-A.-M.-Parent, l’école régionale du Vent-Nouveau, l’école des Saint-Anges, École secondaire L’Agora et l’école internationale de Greenfield-Park sont les établissements participants de la Commission scolaire Marie-Victorin (CSMV).

La médiation culturelle a pour thème la mise en valeur du patrimoine Longueuil, par une vision futuriste de la ville.

Cette dernière a déjà commencé à prendre forme, avec la réalisation, par les élèves, de «Longueuil en papier». Claude Lafortune s’est joint aux jeunes participants pour la création de personnages de papier.

Entre en jeu le numérique

Les élèves ont reçu une formation au Fablab du Centre Le Moyne-D’Iberville.

Alors que la maquette est en voie d’être terminée, c’est le virage numérique qui s’amorce.

D’ailleurs, les élèves et participants ont reçu une formation au Fablab du centre Le Moyne-D’Iberville, le 5 décembre. La journée lançait officiellement le projet en compagnie de spécialistes et stagiaires en arts visuels médiatiques de l’UQAM et d’agents multiplicateurs de différents âges. Le but: créer une forte communauté d’apprentissage.

Deux ou trois segments de la ville prendront ainsi forme en impression numérique 3D, tout comme l’un des personnages de Claude Lafortune. Une manière d’assurer la pérennité d’une œuvre au sein de sa municipalité.

Le projet se terminera par la réalisation d’un personnage grandeur nature 3D, qui fera l’objet d’une installation temporaire à l’extérieur de l’hôtel de ville de Longueuil, fruit du travail des élèves du secondaire.

Mme Jolicoeur entend également travailler faire appel à divers partenaires pour la réalisation, mise en exposition et valorisation du projet. Une exposition simultanée dans l’ensemble des bibliothèques de Longueuil, à l’hôtel de ville et dans la vitrine culturelle du métro Longueuil pourrait par ailleurs prendre forme.

Transmission

Cette initiative met l’accent sur la transmission intergénérationnelle du savoir créatif de Claude Lafortune qui, d’ailleurs, participe activement à l’une des étapes de ce qui s’échelonnera sur quelques mois.

Le projet mise aussi sur la cohabitation entre la création artistique tridimensionnelle de papier – l’éphémère – et les nouvelles technologiques numériques, grâce auxquelles se concrétise de façon permanente des segments d’une œuvre. (A.D.)

Claude Lafortune, au centre
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