CSS Marie-Victorin : moins de 1,4% des postes vacants

Le CSS Marie-Victorin compte 47 000 élèves. (Photo: Le Courrier du Sud – archives)
À l’aube de la rentrée 2025, la directrice générale du Centre de services scolaire Marie-Victorin (CSSMV), Gaëlle Absolonne, reconnaît que les défis sont nombreux, mais affirme que les services aux élèves demeurent sa priorité.
En entrevue avec Le Courrier du Sud ce mercredi 27 août, la dirigeante, en poste depuis deux ans, s’est dite «fière d’être à la tête d’un centre de services qui compte plus de 47 000 élèves» et assure que «tout le personnel collabore à la réussite des élèves».
Recrutement et rareté de main-d’œuvre
Comme partout au Québec, le CSSMV doit composer avec une pénurie persistante d’enseignants qualifiés. «Moins de 1,4 % de nos postes sont vacants», souligne Mme Absolonne, en restant évasive sur le détail des chiffres. Elle précise toutefois que «sur les quelque 3600 enseignants, moins de mille ne détiennent pas de brevet d’enseignant», alors que ce nombre s’élevait à 700 l’an dernier.
Gaëlle Absolonne compte plus de 25 ans d’expérience dans le monde de l’éducation. (Photo : gracieuseté)
Pour pallier cette réalité, le centre de services a mis en place un système d’accompagnement. «Ces enseignants non qualifiés sont supervisés par des mentors», explique la directrice générale.
Les efforts de recrutement semblent toutefois porter leurs fruits. «Cet été, 730 enseignants se sont présentés à notre Carrefour des opportunités. Nous avons réussi à combler 90 % de nos postes», se réjouit Mme Absolonne.
Pression budgétaire
À ces défis de main-d’œuvre s’ajoutent les contraintes financières imposées par Québec. En juin, l’effort demandé au CSSMV atteignait plus de 20,4 M$, auxquels s’ajoutaient 18 M$ liés à l’optimisation des effectifs. Un mois plus tard, après discussions, l’ajustement consenti par le gouvernement s’élevait à 18,6 M$.
Pour Mme Absolonne, ces compressions nécessitent une réorganisation, mais pas au détriment des élèves. «Équité ne veut pas dire égalité, insiste-t-elle. On module les services selon les établissements», afin de tenir compte des besoins spécifiques de chaque milieu scolaire.
Malgré les contraintes, la DG du CSSMV assure que la réussite des élèves demeure la priorité et croit que ses équipes sauront relever les défis de la rentrée.