Des résidents divertis et rassurés par les agentes du SPAL

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Par Audrey Leduc-Brodeur
Des résidents divertis et rassurés par les agentes du SPAL
(Photo : Denis Germain - Le Courrier du Sud)

À défaut de pouvoir rencontrer des aînés au restaurant comme elles ont l’habitude de le faire pendant les activités «Café avec un policier», trois agentes préventionnistes du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) se déplacent à leur résidence pour répondre à leurs questions et les rassurer en ces temps difficiles.

Depuis le 4 avril, les agentes Katy Fortin, Annie Ricard et Valérie Simard ont vu des personnes pleurer, plusieurs danser et d’autres leur envoyer des bisous. Le plaisir que leur visite à distance procure aux résidents est indescriptible, souligne l’agente Fortin.

«Nous sommes accompagnées de Martin Gervais, du Réseau intersection, qui s’improvise DJ, explique-t-elle. Notre but est de les divertir, de les faire bouger et de briser leur isolement.»

Puisque les mesures sanitaires l’empêchent d’entrer dans l’établissement, le cortège s’installe devant chacune des façades de chaque établissement, ainsi que dans la cour, quand l’espace le permet, précise l’agente Fortin. Pendant 20 minutes, les agentes préventionnistes répondent aux questions fréquemment posées par les aînés, puis rappellent les ressources mises à leur disposition.

Ces derniers ainsi que le personnel peuvent ensuite se dégourdir les jambes en écoutant de la musique. Cette performance se termine avec une chanson intitulée Ça va bien aller.

L’activité est répétée chaque côté de la résidence pour s’assurer qu’il n’y a pas de laissés pour compte, indique l’agente Fortin.

«Ça leur fait du bien, mais ça nous fait du bien aussi, confie-t-elle. On voit tout le plaisir que ça leur apporte. Nous sommes une présence rassurante pour les aînés.»

Une seconde visite

En date du 14 mai, 13 résidences ont accueilli la bande et huit autres le feront dans les prochains jours. Certaines d’entre elles ont déjà demandé un rappel et souhaitent que le groupe revienne une seconde fois, souligne l’agente préventionniste.

«Pendant notre première visite, nous les rassurons surtout sur la disponibilité des médicaments et des produits en épicerie, par exemple, relate-t-elle. Ce sont des craintes qu’ils expriment souvent. Aussi, ils ne comprennent pas pourquoi ils ne peuvent pas sortir de leur logement et voir leur famille.»

«Pour la seconde visite, nous demanderons aux établissements de nous faire parvenir les questions des résidents pour que nous puissions leur répondre à notre retour», ajoute-t-elle.

Par souci de sécurité, toutes les résidences visitées par le SPAL ont été épargnées par la COVID-19, précise l’agente Fortin. Celles qui ne peuvent les accueillir pour le moment ne sont pas en reste, puisqu’elles reçoivent des capsules papier rédigées par le SPAL à l’intention de leur clientèle.

Long terme

L’agente Fortin et ses consœurs souhaitent que l’activité «Un café avec un policier à la maison» perdure au-delà de la pandémie. En plus de rencontrer les aînés au restaurant quand il sera permis de le faire, elles aimeraient pouvoir leur parler à la cafétéria de leur résidence, par exemple.

«Nous voulons rester accessibles pour eux», conclut celle qui précise que l’activité a aussi été rendue possible grâce au soutien du député de Vachon, Ian Lafrenière.

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Bruno Parisien

Cool ca c’est positif les filless.