Des scientifiques canadiens parmi les premiers à scruter l’univers à l’aide du télescope James Webb

Geneviève Michaud
Des scientifiques canadiens parmi les premiers à scruter l’univers à l’aide du télescope James Webb
Représentation artistique du télescope spatial James Webb (Photo : NASA)

De nombreux scientifiques canadiens feront partie de l’équipe qui étudiera les premières données du télescope spatial James Webb, l’observatoire spatial le plus puissant et le plus complexe à ce jour, dont le lancement est prévu l’automne prochain.

«Fruit d’une collaboration internationale entre la NASA, l’Agence spatiale européenne et l’Agence spatiale canadienne (ASC), le télescope James Webb permettra d’étudier chaque phase de l’histoire de l’Univers, qu’il s’agisse des premières lueurs après le big bang, de la formation des systèmes planétaires avec des conditions favorables à la vie ou encore de l’évolution du système solaire, indique l’ASC, Il s’agit d’une nouvelle étape dans le domaine de l’astronomie, dans notre compréhension de l’Univers et de la place que nous y occupons.»

L’ASC a fourni au télescope James Webb deux éléments importants fabriqués par Honeywell, soit le détecteur de guidage de précision (FGS), qui permettra au télescope de cibler les objets d’intérêt et de faire la mise au point dessus, ainsi que l’imageur dans le proche infrarouge et spectrographe sans fente (NIRISS), instrument scientifique qui aidera à étudier plusieurs types de corps célestes, par exemple des exoplanètes et des galaxies lointaines.

En échange, une part du temps d’observation est garanti aux scientifiques canadiens.

Ainsi, le 30 mars, la NASA a annoncé que 286 demandes de temps d’observation avaient été retenues pour la première année d’exploitation du télescope. On y retrouve 10 chercheurs principaux canadiens ainsi que 72 contributions de cochercheurs basés au Canada.

Les chercheurs principaux sont Loïc Albert, Olivia Lim et Stefan Pelletier, de l’Université de Montréal; Lisa Dang, de l’Université McGill; Maria Drout, de l’Université de Toronto; John Mackereth, de l’Institut canadien d’astrophysique théorique; Cemile Marsan, de l’Université York; Erik Rosolowsky, de l’Université de l’Alberta; James Sikora, de l’Université Bishop’s; et Matthew Taylor, de l’Institut Herzberg d’astrophysique.

Le télescope spatial James Webb, un successeur du très fructueux télescope spatial Hubble, est un imposant observatoire spatial. Contrairement au télescope Hubble, qui effectue des observations dans la lumière visible et le spectre ultraviolet, la mission JWST mise sur un télescope à miroirs multiples (le miroir principal ayant un diamètre d’environ 6,5 mètres) situé loin de la Terre, soit au point Lagrange L2. Ce dernier se trouve en effet à une distance de 1,5 million de kilomètres de la Terre.

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