Des visiteurs délinquants au parc Michel-Chartrand

Photo de Ali Dostie
Par Ali Dostie
Des visiteurs délinquants au parc Michel-Chartrand
Parc Michel-Chartrand (Photo : Archives - Le Courrier du Sud)

Dans une lettre adressée à la mairesse Sylvie Parent, le président des Amis du parc Michel-Chartrand Yvan Landry s’inquiète de la hausse des comportements qui vont à l’encontre des règles visant à protéger l’environnement de ce parc-nature. Il demande à la Ville d’agir.

La pandémie a entraîné une augmentation marquée de la fréquentation de ce grand parc-nature de Longueuil, entre autres de citoyens provenant de l’extérieur, qui ne sont pas familiers avec sa réglementation.

M. Landry rapporte les nombreuses sorties à l’extérieur des sentiers, que ce soit à la marche, en raquette ou en fat bike.

De plus en plus d’usagers fréquenteraient le parc accompagnés de leur chien, parfois sans laisse, alors que les chiens y sont interdits. Il n’est aussi pas rare que les visiteurs nourrissent les animaux, comme les cerfs.

Ces agissements contribuent à «fragiliser» le parc Michel-Chartrand, juge M. Landry. «Actuellement, aucune intervention n’est faite face à ces comportements. Nous sommes d’avis que le statu quo ne ferait qu’empirer les choses», déplore-t-il.

Le conseiller municipal de ce district et membre du C.A. des Amis du parc Michel-Chartrand, Jonathan Tabarah, partage les mêmes inquiétudes.

«Nous sommes heureux qu’autant de personnes y trouvent refuge pendant la pandémie mais l’entretien actuel ne convient pas au nombre de visiteurs, nuance-t-il. Il faut savoir que le parc Michel-Chartrand est majoritairement dédié à l’aspect «nature», et non à vocation loisir. Si on veut que tout le monde puisse en profiter pendant encore longtemps, on doit simplement y faire attention.»

Il rapporte que les habitués du parc tentent parfois de sensibiliser ceux qui fréquentent le lieu pour une première fois, et «parfois, les esprits s’échauffent», expose-t-il, d’avis que cette tâche ne doit pas revenir aux citoyens.

Signalisation et communication

Le président des Amis du parc Michel-Chartrand propose d’améliorer la signalisation afin de rappeler les principaux règlements du parc, telles l’interdiction de quitter les sentiers, d’y promener son chien ou de nourrir les animaux.

Les pistes de raquette pourraient aussi être mieux identifiées au moyen de ruban de plastique et des cordons pourraient être installés pour empêcher l’accès à des sentiers non autorisés.

Il propose que des ressources soient déployées afin de faire de la sensibilisation auprès des visiteurs du parc.

«La vocation récréative du parc ne doit pas mettre en péril sa conservation.»

– Yvan Landry, président des Amis du parc Michel-Chartrand

Plan d’action

Après avoir envoyé plusieurs requêtes, Jonathan Tabarah a eu confirmation la semaine dernière qu’un plan d’action serait mis en place sous peu. «Je suis reconnaissant du travail que les fonctionnaires ont fait jusqu’ici et je veux qu’on leur donne plus de moyens pour protéger ce joyau», relève-t-il.

À ses yeux, une campagne de sensibilisation, au moyen d’affiches aux entrées du parc ou de communications dans les médias et sur les réseaux sociaux, doit être un élément essentiel de ce plan d’action.

Il estime aussi qu’une patrouille employée par la Ville ou le service de police devrait sensibiliser les citoyens sur place.

Si des employés œuvrent déjà à l’entretien du parc, il ne s’agit pas de leur premier mandat que de faire de la sensibilisation, croit l’élu.

 

 

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
20 Commentaires
plus ancien
plus récent plus voté
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires
Long_oeil
Long_oeil
19 jours

Un parc géré par l’âge d’or, pour l’âge d’or. Que les jeunes aillent jouer ailleurs.

« oN fAIt cA pOUr la cOnseVAtiOn »

Long_oeil
Long_oeil
19 jours
Répondre à  Long_oeil

Ce qui détruit le parc, c’est les gros parking, les chemins de 18 pieds de large asphaltés ou en petite roche, salés l’hiver, les sentiers dans le bois de 8-10 pieds de larges, aménagés dans les bois, pas les sentiers de 2 pieds de large dans le bois et parfaitement intégrés à la nature.

Georges
Georges
19 jours
Répondre à  Long_oeil

Vous vous êtes déjà emparer du Boisé du Tremblay, en faisant interdire les vélos. Vous ne ferai certainement pas la même chose avec le parc Michel-Chartrand, d’autant plus que la piste cyclable ligne verte #1 pour vélo la traverse. Est-ce que l’on dit quelque chose lorsque vous déambuler dans la piste cyclable de la rue Adoncour près du parc alors que c’est réserver au vélo? Pourtant il y a un trottoir juste à côté pour les piétons! La ville de Longueuil est ami des ainés mais pas trop des sportifs!!!

Denise
Denise
19 jours

La police devrait faire la prevention et venir plus souvent. Ce serais une bonne idée d’avoir des bénévoles qui seraient formés pour la sécurité et ferais de la patrouillé..

François
François
18 jours
Répondre à  Denise

Encore la police lol… on aime ça au Québec se faire diriger.

N.Claveau
N.Claveau
16 jours
Répondre à  Denise

Faire appliquer la règlementation par constats d’infraction ce n’est pas à la portée de tout le monde et pas sûr que les préposés actuels au Parc seraient intéressés de le faire… Je fais partie des citoyens qui interviennent verbalement et poliment auprès des têtes dures et on se fait dire de nous mêler de nos affaires, qu’on est pas la police de la forêt…

Gisele
Gisele
4 jours
Répondre à  Denise

Tout à fait d’accord. Des personnes marchent 3 de large dans les sentiers et ne se tassent même pas et de plus très arrogants. Vraiment désagréable en ce temps de pandémie. La Semaine de relâche ouf……moi je n’irai pas me pointer dans les parcs……très dommage

André Turbide
André Turbide
19 jours

Demandons des preuves de résidences et un frais d’entrée de 10$ pas personne non-residente et le problème va être réglé le parc va se vider.

Véronique
Véronique
18 jours
Répondre à  André Turbide

Wow bravo vous devriez mettre des postes de payage à l’entrée de Longueuil aussi …. On paye déjà assez partout au Québec pour chaque activité qu’on veut faire surtout pour du plein air. Vous avez beaucoup à apprendre des autres provinces…

Olga
Olga
19 jours

C’est un parc unique où plusieurs animaux ont coincé dans un petit endroit. On ne peut pas les mettre en danger! Il faut faire les protége! Merci M.Tabarah et M.Landry!

Claudette letourneau
Claudette letourneau
19 jours

Svp agrandissez le statilonnement rue adoncour .a 13;00 pm aucune place disponible surtout vers la fin semaine et durant congés . Affreux rues pleines aussi…ouvrez le café extérieur etc en tout temps et plus de toilettes accessibles durant pandémie .longue attente fin semaine plusieurs urines extérieurs des sentiers ..hommes surtout surtout..mettez des toilettes sèches …affiches pour les chiens non admis pas assez grandes et voyantes. Toujours des chiens été aussi….

Georges
Georges
19 jours

Je suis un retraité qui fait du Fatbike pour garder la forme et j’habite Longueuil tout près du parc. Je suis toutes les règles. Le parc appartient à tous car c’est public.

Sylvain Bouthillier
Sylvain Bouthillier
19 jours

Le parc c’est pour tout le monde point à la ligne.

Georges
Georges
19 jours
Répondre à  Sylvain Bouthillier

Tout à fait d’accord!

Ghislaine Thibault
Ghislaine Thibault
19 jours

Nous n’avons pas à être exclu de ce parc parce que nous n’habitons pas Longueuil faite donc que les gens suivent la limite de vitesse qui est déjà trop vite à 30km

Liva
Liva
18 jours

Accepter les chiens en laisse donner des contraventions salées à ceux qui ne suivent pas les règles.plusieurs résidents ont des chiens autour du parc
Au parc de la Cité les chiens sont accepter les gens respectent très bien les règlements

Mario
Mario
18 jours

Un gros manque d’information pour la raquette , j’ai chercher sur internet les trajets et je n’ai pas réussi à avoir les tracés

Chantal Quenneville
Chantal Quenneville
14 jours

Je ne peux que constater que des personnes prennent des marches de façon insouciante entre les pistes de ski sans se soucier minimalement de un; des consignes sanitaires et de deux en limitant la libre circulation des skieurs. Aussi, lorsque je l’ai mentionné a 2 hommes qui agissaient ainsi ;1 des 2 m’a agressé verbalement avec des propos a caractères sexuels et misogynes d’une extrême violence (l’autre a continué son chemin). J’ai même dû mettre mon bâton de ski entre lui et moi pour freiner son avancer vers moi et ce deux reprises Il a frappé mon bâton pour l’éloigner lorsque je lui disait de reculer a deux mètres de moi et cesser d’avancer. Un couple de skieurs est arrivé. Il est retourné tout en continuant a m’agresser verbalement.Une présence policière sur les sentiers comme celle a vélo s’avère nécessaire pour éviter d’éventuels drames.

T. Roy
T. Roy
12 jours

Je suis heureuse que les pistes de marches aient été élargies pour permettre à plus de gens de les fréquenter étant donné la pandémie. En fin de semaine passé nous avons rencontré 4 personnes avec 3 chiens , j’ai rien contre les chiens à la condition qu’ils ramassent les cacas????? pas toujours hélas. Evidemment plus d’informations à ce sujet. Un si bel endroit et malheureusement les consignes sur le comportement avec les cerfs ne sont absolument pas respectées, j’ai observé beaucoup beaucoup de personnes qui nourrissaient ces belles bêtes malheureusement. Malgré tout bon travail de la part de la ville.

C Tardif
C Tardif
10 jours

« Au départ, les gens qui le font sont de bonne foi », affirme Michel Hénault, biologiste au Ministère des forêts, de la faune et des parcs (MFFP). « Cependant, nourrir un animal sauvage peut avoir des impacts très négatifs, d’abord pour la bête. Les gens ignorent que la nature veut que l’hiver, un cerf ait la flore intestinale appropriée pour digérer une nourriture pauvre en protéines, faite de broussailles ou de ramilles, mais pas des fruits ou des légumes. L’été, cette même flore intestinale change: elle est alors adaptée pour la digestion de végétation verte comme les feuilles ou les jeunes pousses forestières, donc pour une nourriture beaucoup plus riche. Ainsi, donner par exemple des carottes à un chevreuil l’hiver est très néfaste à sa santé. »

Certaines municipalités des Laurentides réglementent – voire interdisent – le nourrissage des animaux sauvages, dont le cerf de Virginie, notamment la Ville de Rivière-Rouge, et la municipalité de La Macaza, toutes deux de la MRC d’Antoine-Labelle.

Dans ces deux municipalités, les contraventions peuvent devenir salées: elles varient de 300 $ pour une première infraction, à 4 000 $ en cas de récidive si le contrevenant est une personne morale, sans compter les frais de la poursuite.

Offrir de la nourriture à des animaux sauvages a aussi pour pernicieux effet de les rendre moins méfiants de l’humain et de la circulation automobile. Attiré par un repas offert, un cerf de Virginie peut surgir à tout moment d’un buisson bordant une route, avec le résultat qu’on voit malheureusement trop souvent.

Source : Radio-Canada.