Deux athlètes réalisent une première dans l’histoire du volleyball de plage au Québec

Photo de Katherine Harvey-Pinard
Par Katherine Harvey-Pinard
Deux athlètes réalisent une première dans l’histoire du volleyball de plage au Québec
Audrey Gauthier et Kléa Sirois (Photo : Le Courrier du Sud - Denis Germain)

La Longueuilloise Kléa Sirois et sa partenaire Bouchervilloise Audrey Gauthier sont récemment devenues les deux premières joueuses de volleyball de plage du Québec à signer un contrat avec une université américaine évoluant dans la division 1 de la NCAA. Grâce à une bourse d’études complète, les deux athlètes représenteront les Hatters de l’Université Stetson, à DeLand en Floride, dès août 2021.

Plusieurs regards se sont tournés vers le duo au cours des dernières années. Les coéquipières font partie de l’équipe du Québec et ont notamment remporté six titres provinciaux combinés, en volleyball de plage et intérieur.

Pour Kléa Sirois, c’est un rêve qui s’est réalisé le 11 novembre, jour où elle a apposé sa signature au bas du contrat.

«Avec nos longs hivers et aucun centre intérieur de volleyball de plage au Québec, c’est formidable qu’on puisse livrer le même niveau de performance que les autres athlètes, avec seulement trois mois d’entraînement contrairement aux joueuses de calibre NCAA qui s’entraînent durant l’année complète», mentionne l’ancienne étudiante du Collège Durocher de Saint-Lambert et actuelle étudiante du Collège Bois-de-Boulogne, à Montréal.

Quatre offres

Pour Kléa Sirois, c’est un rêve qui s’est réalisé le 11 novembre, jour où elle a apposé sa signature au bas du contrat.

Lors d’un showcase en Ontario à l’été 2019, plusieurs universités américaines s’étaient intéressé aux deux jeunes femmes. Kléa Sirois avait alors reçu des offres de quatre universités, soit deux en Floride, une au Texas et une en Alabama. Après avoir pris part à des visites officielles, elle a finalement arrêté son choix sur l’Université Stetson.

«J’aimais que ce soit plus petit, explique-t-elle. J’ai l’impression que ça va être plus encadré. Déjà que je vais être loin de la maison, j’ai l’impression que ça va être comme une petite famille.»

L’équipe de volleyball de plage des Hatters est d’ailleurs reconnue comme l’une des 10 meilleures aux États-Unis. Les joueuses qui en font partie proviennent des quatre coins du monde.

«Pour mon développement d’athlète, d’être dans une école plus forte, c’est encore mieux», confie l’athlète de 20 ans.

La bourse d’études inclut le logement, le volleyball, l’école et les livres pour quatre ans.

Tout donner

Sur le plan sportif, ce sera un énorme bond pour le duo que de jouer en division 1 «avec des filles qui viennent de partout dans le monde et qui jouent à l’année longue», mentionne-t-elle.

«Ça fait quatre étés que je fais ça; c’est l’équivalent d’un an de ce sport dans mon corps, contrairement à des filles qui ne pratiquent que ce sport depuis qu’elles sont toutes jeunes. Ça fait une énorme différence», dit-elle.

Mais celle qui se qualifie comme une joueuse intense, compétitive et avec une bonne force mentale compte faire tout ce qui est en son pouvoir pour faire sa place.

«Je suis juste vraiment fière d’avoir la chance d’aller là malgré le peu de temps que j’ai joué. Je pense que je vais vraiment apprendre. Je vais tout faire pour jouer», laisse-t-elle entendre.

«Ça me stresse zéro»

En Floride, Kléa Sirois étudiera en business administration et habitera en résidence.

«Honnêtement, ça me stresse zéro, lance-t-elle. J’ai juste vraiment hâte. J’attends ça depuis longtemps.»

Il faut dire que c’est loin d’être une première fois loin de la maison pour l’athlète, qui habitait déjà en résidence à Montréal et qui passe tous ses étés à Sherbrooke pour s’entraîner.

«J’ai déjà créé une certaine indépendance, soutient-elle. Une autre des raisons pour lesquelles on a choisi la Floride, c’est que c’est très accessible pour mes parents de venir me voir régulièrement.»

Bien qu’elle ignore si elle sera jumelée à Audrey au sein de l’équipe de volleyball, la Longueuilloise reconnaît que la présence de son amie sera rassurante.

«C’est le fun d’avoir quelqu’un qui parle la même langue que moi. On va se comprendre et se soutenir l’une et l’autre là-bas», conclut-elle.

 

Inspirer les plus jeunes

Audrey Gauthier

La Bouchervilloise Audrey Gauthier, également ancienne étudiante du Collège Durocher, manque de mots pour exprimer sa fierté. «C’était vraiment mon rêve! lance l’athlète de 19 ans. Ça permet aussi aux jeunes joueuses de volleyball qui en rêvent de s’inspirer de nous.»

«Cette expérience me permettra de me retrouver dans un environnement idéal pour être mieux équipée dans la vie», ajoute-t-elle.

Celle qui se décrit comme une joueuse calme et compétitive n’est pas particulièrement nerveuse d’aller vivre à plus de 2 000 kilomètres de la maison. C’est plutôt le fait d’étudier en anglais qui provoque chez elle un petit stress, mais le fait d’avoir sa bonne amie à ses côtés la rassure. «On va pouvoir s’aider dans tout ça, on va vivre la même chose», dit-elle.

 

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires