Devimco Immobilier élaborera un projet TOD au-dessus de la station de métro de Longueuil

Devimco Immobilier élaborera un projet TOD au-dessus de la station de métro de Longueuil

Crédit photo : Archives - Le Courrier du Sud

Un projet de type TOD (Transit Oriented Development) au-dessus de la station de métro Longueuil–Université de Sherbrooke sera planifié et élaboré par Devimco Immobilier. D’une superficie de 1 million de pieds carrés, il est évalué à 500 M$.

Une entente d’exclusivité de quatre mois a été accordée par la Ville de Longueuil à Devimco Immobilier pour présenter un plan de développement majeur pour la Place Charles-LeMoyne.

La Ville détient des droits de propriété sur des parcelles de terrains et ne peut donc pas, pour les quatre prochains mois, vendre, échanger ou négocier la vente ou l’échange des droits sur ces lots. Toute entente qui interviendra entre la Ville et Devimco permettra de prévoir les conditions et modalités d’acquisition des terrains et de réalisation du projet.

Le projet comprend un volet résidentiel de 525 unités de logements (condos et locatifs), un hôtel, des espaces de bureaux et des espaces de travail collaboratif «dont l’ampleur permettra l’éclosion d’une réelle pépinière pour des startups et des PME», décrit Devimco par voie de communiqué.

Ces ajouts aux infrastructures actuelles, notamment la station de métro et le terminus d’autobus, feront du secteur un «lieu de choix pour faire converger les meilleures pratiques en matière de développement urbain écoresponsable», estime l’entreprise.

«Nous souhaitons répondre à la vision de Longueuil en proposant un noyau urbain multifonctionnel, où le maillage des expériences est une condition indispensable pour créer un véritable milieu de vie, mentionne le président de Devimco Immobilier Serge Goulet. Nous proposons donc une intégration et une mixité des services, dans des espaces où se côtoient résidences, environnement de travail, services de proximité.»

Milieu de vie

La Ville y voit un redéveloppement complet du secteur, avec une offre de divertissement, des restaurants et l’aménagement d’une rue commerciale d’ambiance.

«Grâce à cette proposition, nous créons un véritable milieu de vie, dans lequel se côtoient déjà universités, collèges, entreprises et résidents, a indiqué la mairesse Sylvie Parent. Nous comptons faire avancer cette démarche avec l’implication du milieu, afin que ce nouveau quartier tienne compte de la réalité et des besoins des gens qui y habitent déjà.»

La Ville a reçu plusieurs propositions de projets pour revoir la Place Charles-LeMoyne.

«Celle de Devimco, ayant plusieurs réalisations de transformation urbaine à son actif, nous est apparue comme toute désignée pour poursuivre le redéploiement du secteur», relève-t-elle, estimant que ce projet renforcera le lien entre Longueuil et Montréal et fera de la ville de la Rive-Sud un pôle majeur de développement.

Appui et dissidence

Bien que Longueuil Citoyen se soit toujours montré critique face à la vision Longueuil centre-ville 2035, l’opposition officielle a donné son appui à l’entente d’exclusivité lors de la séance du 20 février.

«Nous l’avons approuvée parce que le promoteur démontre une grande sensibilité à développer un environnement qui ressemble à notre concept de centres-quartiers, a-t-il évoqué. Cette entente n’est qu’un premier pas vers une réflexion plus profonde que nous aurons sur les scénarios de développement de ce secteur.»

M. Léger dit souhaiter que la Ville travaille en lien plus étroit avec les quelque 5000 résidents actuels du secteur.

La création de centres-quartiers, où le milieu permet aux citoyens de retrouver, à distance de transport actif, tous les services, est la vision privilégiée par Longueuil Citoyen, qui s’oppose au «centre-ville hyper-densifié et anonyme, calqués sur les modèles américains».

La conseillère indépendante Nathalie Boisclair a de son côté exprimé sa dissidence à l’égard de l’entente avec Devimco. Elle a rappelé que le plan de développement (PPU) concernant le secteur de la Place Charles-Lemoyne avait été adopté à la majorité en juin 2017, à 8 élus contre 6.

Une consultation publique avait été annoncée puis reportée, «et elle n’a pas encore eu lieu à ma connaissance», a-t-elle ajouté.

«Cette vision, c’est celle de nos fonctionnaire, tant que la résolution n’a pas été adoptée au conseil et que les citoyens n’ont pas été consultés. Ce n’est pas banal, c’est le plus gros projet depuis le métro. On doit faire preuve de prudence dans l’exercice de nos fonctions», a-t-elle souligné.

La mairesse a précisé que cette entente ne faisait pas en sorte que «tout était canné, décidé».

«Le projet est conforme à la réglementation en vigueur, a-t-elle assurée. Il ne faut pas confondre Longueuil centre-ville 2035 et Longue Rive, avec le secteur du métro, qui a déjà une réglementation en vigueur et qui est respectée.»

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