Écoles de pilotage: «Le développement économique ne peut pas se faire sur le dos des citoyens», dit Pierre Nantel

Écoles de pilotage: «Le développement économique ne peut pas se faire sur le dos des citoyens», dit Pierre Nantel
(Photo : Archives - Le Courrier du Sud)

Au lendemain du rejet par les libéraux de deux amendements qui auraient forcé les députés fédéraux à étudier les impacts de la santé publique des citoyens riverains des aéroports, la présidente du comité antipollution des avions de Longueuil (CAPA-L) Johanne Domingue s’est rendue à Ottawa pour témoigner de la situation des écoles de pilotage de Saint-Hubert et de la bataille juridique qu’a menée les citoyens. Mme Domingue a reçu l’appui du député de Longueuil-Saint-Hubert Pierre Nantel.

«On travaille avec le comité citoyen de Saint-Hubert et la présidente Johanne Domingue pour rappeler au gouvernement que le développement économique ne peut pas se faire sur le dos des citoyens, a fait valoir Pierre Nantel. Le cas de l’aéroport de Saint-Hubert doit être étudié à Ottawa. C’est un cas concret des conséquences qui arrivent quand des écoles de pilotage s’installent dans un aéroport situé en zone densément peuplée et que personne n’est consulté.»

Il souligne que les citoyens et l’aéroport de Saint-Hubert ont toujours vécu en bon voisinage jusqu’à l’arrivée des écoles de pilotage.

«Il aura fallu sept ans de bataille et un jugement de la Cour pour que les citoyens réussissent à faire respecter leurs droits, insiste-il. Ottawa doit apprendre des leçons de ce qui s’est passé à l’aéroport de Saint-Hubert et se pencher tout de suite sur les conséquences des écoles de pilotage sur la santé publique.»

M. Nantel se questionne d’ailleurs pourquoi les députés libéraux de Longueuil Michel Picard et Sherry Romanado ont voté en défaveur de deux amendements qui auraient entraîné une étude des impacts de la santé publique des citoyens riverains des aéroports.

«Pourquoi les trois députés libéraux de l’agglomération de Longueuil ne se sont pas tenus debout pour les citoyennes et les citoyens vis-à-vis le gouvernement, a-t-il lancé. Ils connaissaient les répercussions de la présence des écoles de pilotage sur la santé et la qualité de vie de notre monde. La bataille juridique a été longue et ardue. Comment est-ce qu’on peut encore faire du développement économique sur le dos des citoyens en 2018?» (A.D.)

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