Il faut que ça change, maintenant !

Il faut que ça change, maintenant !
(Photo : Gracieuseté)

L’année scolaire tire à sa fin. Dans le quotidien des classes et des établissements scolaires, c’est une autre année bien remplie – comme elles le sont toutes! – de joie, de rires, de beaux moments avec les élèves qui s’achève. Tout le monde s’apprête à profiter de vacances bien méritées… parce que les mois à venir ne seront pas de tout repos!

Ce sera l’ouverture des négociations collectives pour le renouvellement des conventions collectives du secteur public, notamment du personnel de l’éducation. Un grand pas de danse qui revient de façon cyclique tous les cinq ans. Mais cette fois, en éducation, il y a assurément une conjoncture particulière.

Depuis longtemps, on parle du piètre état des écoles, du manque d’espace et de la surpopulation dans les établissements, de la pénurie de personnel, de l’épuisement professionnel, de la surtâche, des problèmes de rétention de la main-d’œuvre, des problèmes de violence et de climat de travail dans les établissements, du manque de services, du manque de soutien, de la précarité, des salaires insuffisants, alouette!

Après avoir dénoncé la situation haut et fort pendant des années dans l’espace public, le personnel de l’éducation et le réseau public ont vraiment besoin de changement, d’actions tangibles, avec des impacts concrets dans les milieux. La nomination d’un enseignant comme ministre de l’Éducation a donné un brin d’espoir, c’est vrai.

Cela dit, jusqu’à présent, hormis l’entêtement évident du ministre pour l’implantation des maternelles 4 ans et les changements de structures, il ne se passe pas grand-chose dans les milieux. Et le personnel de soutien scolaire est complètement évacué des discussions, encore. Le ministre garde-t-il des cartes dans son jeu pour les négociations? Nous verrons bien.

Mais le gouvernement devra comprendre que le cœur des écoles et des centres, c’est d’abord et avant tout l’équipe-école: enseignantes, enseignants, éducatrices, techniciennes, personnel administratif, employés manuels et ouvriers. Et s’il tente de jouer la division entre les catégories de personnel, il nous trouvera sur son chemin.

Avec la conjoncture favorable en éducation, c’est l’occasion d’améliorer les conditions de travail de tout le monde, dans l’intérêt de tout le réseau.

Éric Gingras, président du Syndicat de Champlain

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