Il remporte une compétition cycliste pendant ses vacances à Cuba

Par Michel Thibault
Il remporte une compétition cycliste pendant ses vacances à Cuba

Ancien cycliste professionnel avec une participation aux Jeux olympiques dans son CV, le Martinois Czeslaw Lukaszewicz fait toujours de la compétition à 55 ans. Et pas en touriste.

En vacances à Cuba, en décembre, Luka a gagné la Classique de la Havane dans la catégorie maîtres. Quelque 150 coureurs de Cuba mais aussi des États-Unis, du Mexique et de l’Amérique latine, entre autres, convoitaient les honneurs. Sa détermination et son expérience ont permis au vétéran de rafler l’or au terme d’une épreuve de 130 km disputée à vive allure le 8 décembre.

«C’était une course difficile avec la température, le vent. Les 65 premiers kilomètres, on a fait 45 km/h de moyenne. C’est sûr avec un peu de vent de dos mais 45 km de moyenne c’est quelque chose. On a fini avec une moyenne de 40 km/h», a indiqué le médaillé d’or, en entrevue au Soleil de Châteauguay, à l’hôtel Ancon, à Cuba, à la mi-décembre.

Sa stratégie a consisté à repérer les meilleurs coureurs et à prendre leur roue. À l’approche du fil d’arrivée, il est parti en avant avec un coureur américain d’origine cubaine. Et il l’a devancé. À sa grande joie et au grand plaisir des Cubains.

Qu’est-ce que ça représente pour lui d’avoir accompli cet exploit?

«Premièrement, c’est une grande satisfaction. J’ai aussi une grande reconnaissance des cyclistes de Cuba, de la fédération. C’est important pour Cuba d’avoir des coureurs internationaux», a-t-il exprimé.

Ce n’était pas la première fois qu’il se dorait le cou dans l’île communiste qui ne connaît pas la neige. En janvier 2019, il a remporté la Vuelta de Trinidad dans sa catégorie.

Tout un périple

Sa participation à la classique a représenté un défi pour Luka dans la mesure où il logeait à 300 km de la Havane. Il s’y est rendu à partir de Trinidad avec des cyclistes locaux avec lesquels il a tissé des liens d’amitié depuis sept ans.

«J’ai passé trois jours avec les Cubains. J’ai accepté toutes les conditions et ce n’était pas facile. Par exemple, on a dormi dix personnes dans une chambre sans climatisation. On a voyagé dans un camion cubain sans aucune sécurité. Il n’y avait pas de place pour s’asseoir. Pour 300 km, ça a pris plus que 10 heures. C’était vraiment pas vite. On arrêtait chaque 20 km pour ramasser n’importe qui au bord de la route», relate le champion.

«J’ai mangé comme les Cubains, précise-t-il. Juste un peu de riz. Je n’ai pas touché aux légumes parce que je ne voulais pas tomber malade.»

Lukaszewicz note qu’il a encouragé un coureur cubain à lancer un magasin de vélo à Trinidad, qui porte le même nom que sa boutique Vélo Select à Châteauguay. Son protégé cubain a mis sur pied une équipe de course, que Luka épaule et a intégrée.

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